Un sexagénaire écope de 18 mois d’emprisonnement
Au départ, 8 accusations étaient portées par le ministère public. Des arrêts et des retraits ont été prononcés pour la moitié. Il a été trouvé coupable sur 2 chefs d’agression sexuelle et 2 autres d’attentat à la pudeur. Le procureur de la Couronne, Me Sébastien Émond , estime la sentence juste et croit qu'un message clair est envoyé. « 18 mois, c’est dissuasif et ça va faire réfléchir ceux qui seraient tentés de commettre des agressions sur des enfants. Le message du juge est clair », dit l’avocat.
Le juge Pierre L. Rousseau a indiqué « qu'une sentence n'est pas une vengeance. Les gestes posés sont inacceptables, mais ils ne sont pas parmi les plus graves en cette matière. Rien ne pourra cependant les effacer », a aussi dit le magistrat.
Dans les facteurs atténuants, le juge a tenu compte de l'âge de l'accusé et de sa sobriété depuis 2010. À l'inverse, le nombre de victimes et leur âge, la récidive et les cadeaux offerts ont été considérés comme des faits aggravants.
Me Gervais Labrecque, avocat de l'accusé, se donne le temps de lire le jugement avant de déterminer s'il interjettera appel sur la sentence. « C’est un jugement détaillé», commente l’avocat. « Je suggérais une peine dans la collectivité compte tenu de l’âge de et de la personnalité de mon client », dit-il aussi.
Les soeurs Angela et Gisèle Lavoie, deux des quatrevictimes, sont satisfaites de la sentence prononcée.
Fait plutôt rare, les victimes ont fait lever l'ordonnance de non-publication .Deux d'entre-elles ont raconté au procès les difficultés psychologiques rencontrées à cause des événements. « Je suis satisfaite », a déclaré Angela Lavoie l’une des 4 victimes. « Le plus important, c’est le message à la société qui banalisait, dans le temps, les crimes contre les enfants. On n’a pas le droit de briser la vie d’un enfant », dit-elle.
À la sentence s’ajoutent notamment une période de probation de 3 ans et une interdiction de communiquer avec les victimes.

