Interdiction des motoneiges dans Saint-Siméon : vive déception chez les commerces
Date : 4 fév. (10H28)
Marie-Ève Fortin, copropriétaire du Restaurant Quévillon et porteuse de la demande, fait partie du lot d’entrepreneur qui aurait souhaité une solution « gagnante-gagnante », notamment avec le conseil d’établissement de l’Acte Les Marées montantes. Celui-ci s’est opposé à la proposition, évoquant la sécurité des élèves de l’école Marie-Victorin.
Il faut dire qu’autrefois, les propriétaires du Quévillon opérait le restaurant l’Horizon deux mois par année pour desservir les motoneigistes. Comme les coûts d’opération étaient importants pour une période d’ouverture minime, ils ont préféré ouvrir le Quévillon à l’année et de fermer définitivement l’Horizon.
Marie-Ève Fortin confirme que le changement d’habitude chez les motoneigistes s’est bien déroulé, la clientèle se présentant maintenant dans l’établissement qui donne sur le quai de la traverse. Cependant, la modification a aussi complexifié la circulation dans le village, d’où la demande auprès de la municipalité :
La nouvelle n’a pas seulement déçu le Restaurant Quévillon. Cyril Cruvelier du Marché Tradition croit qu’il serait pertinent pour tous les intervenants de s’asseoir à une même table et trouver des solutions. « Bien évidemment il faut être sécuritaire, mais de là à bloquer les motoneiges, il y a sûrement une alternative. Il y a assez de rues et de sentiers à Saint-Siméon. Il faut aider les commerçants, surtout dans un milieu rural en hiver. C’est dommage pour tout le village », répond-il au téléphone.
Bushra Korshid du Mont Café Bistro se désole aussi de voir que la municipalité n’ait pas été en mesure de trouver une alternative. De son propre aveu, elle affirme que le Quévillon l’avait approché pour permettre le passage des motoneigistes dans la cour de son entreprise. Bien qu’elle s’est dit ouverte à cette possibilité, son assureur n’a pas acquiescé à la demande. « Il y a tellement de loi. On veut aider, mais on ne peut rien faire. On va se dire les vraies affaires : l’hiver c’est mort à Saint-Siméon. Il faut aider ceux qui veulent offrir un service », dit-elle.
La sécurité des élèves avant les intérêts économiques
Le FM Charlevoix a mis la main sur la lettre du conseil d’établissement de l’Acte Les Marées montantes demandant à la municipalité de considérer la sécurité des élèves comme « priorité absolue ».
« Bien que nous comprenions les intérêts économiques et récréatifs que ce projet représente pour la communauté, nous tenons à souligner que la sécurité des élèves doit constituer une priorité absolue. L’ajout d’un sentier de motoneige balisé autour de l’école soulève des risques importants, notamment parce qu’il en résulterait une circulation accrue des motoneiges dans les rues autour de l’école », peut-on lire dans la missive.
L’établissement signale entre autres que le nouveau sentier urbain permettant le passage des motoneiges est emprunté par des élèves et les véhicules de parents et de membres du personnel. Il s’agit aussi de l’endroit où les autobus scolaires procèdent à l’embarquement et au débarquement des élèves.
Mentionnons que la Municipalité n’interdit pas la présence de motoneiges sur l’ensemble du village. Celles-ci peuvent continuer de circuler aux endroits appropriés, notamment dans les sentiers fédérés et les zones prévues à cette fin, conformément aux règles en vigueur et en collaboration avec le club de motoneige Les Aventuriers.
