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Parc de la Côte-de-Charlevoix : sécurité, expropriation, achalandage et retombées économiques en période de questions

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 10 juil. (23H20)
À la une Baie-Sainte-Catherine Saint-Siméon
Les questions des citoyens étaient nombreuses lorsqu’ils ont eu la permission de s’exprimer au micro, mercredi, lors de la séance d’informations publiques sur le projet du parc de la Côte-de-Charlevoix.

Plus d’une dizaine d’entre eux ont abordé les sujets qui préoccupent le plus les communautés locales, dont la sécurité des lieux et l’achalandage. Même si, pour cette étape du projet, il demeure impossible d’indiquer le nombre de visiteurs annuels approximatifs dans le nouveau parc national, il est clair qu’il sera certainement question de quelques dizaines de milliers de « journées visiteurs ».

Parmi les inquiétudes soulevées, ce sont celles de Yoan Savard, chef de sécurité incendie de Saint-Siméon, qui auront attiré l’attention de la foule. Selon lui, il faudra un apport supplémentaire pour offrir de l’équipement et de la formation adéquate à son équipe :

Des entrepreneurs, surtout en hébergement, ont soulevé la peur de voir le parc de la Côte-de-Charlevoix venir dérober une partie de leur clientèle en proposant plusieurs places en camping. « C’est prouvé, quand il y a un projet de parc, les retombées en termes d’hébergement, les propriétaires en bénéficient. », a répondu Daniel Groleau, qui gérait les parcs des Grand-Jardins et des Hautes-Gorges avant d’accepter de participer à l’initiative.

Par ailleurs, concernant les interrogations visant un possible développement touristique plus agressif, « comme ailleurs dans Charlevoix », Daniel Groleau souhaite rediriger les gens vers les deux parcs nationaux pour ne pas tirer des conclusions hâtives. « Le parc des Grand-Jardins, ça fait 41 ans que ça existe, 24 ans que la Sépaq est là. C’est plus dans des projets comme ceux-là qu’on s’en va. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risque, mais regardez ces projets-là. »,

Kevin Harvey et Raynald Harvey du Club Motoneige Les Aventuriers de Charlevoix ont voulu aussi être rassurés quant au passage de la Trans-Québec 3, le sentier reliant la Côte-Nord à la Ville de Québec en pointe hivernale pour les motoneigistes, ce qui a été fait puisque le tracé ne passerait pas dans les territoires visés. « Si on n’a pas ce sentier, on envoie notre monde au Lac-Saint-Jean. », a toutefois tenu à préciser Raynald Harvey.

Martine Tremblay, résidente de Baie-des-Rochers et conseillère municipale, a aussi averti que, malgré l’esprit d’ouverture de ses voisins, « 95 % » d’entre eux n’acceptent pas le projet, pour l’instant, un rappel que du travail demeure pour convaincre ces derniers. Elle a aussi invité la Sépaq à réfléchir à joindre le mouvement de forfaitisation sur lequel travaille Saint-Siméon afin de créer un dynamisme entre entreprises complémentaires.

Sur l’épineux dossier des expropriations, Jean-François Beaulieu assure que ce n’est pas les plans du ministère à moins « d’un cas de force majeur » ou de « sécurité », et seulement sur des terrains où il n’y a pas de résidences.

Des critiques contre « La Côte-de-Charlevoix »

Le nom du « parc de la Côte-de-Charlevoix » ne fait pas l’unanimité et certains l’ont bien fait comprendre. « Ça fait 4 ans que j’entends qu’il y a un parc et qu’il va s’appeler « Côte-de-Charlevoix », mais ça fait 4 mois seulement que je l’ai retenu, a martelé un homme de Saint-Siméon. Ça ne me rentre pas dans la tête. »

Une autre dame, de Saint-Irénée, a demandé à la foule si « la Côte-de-Charlevoix » était un terme courant dans la région. La réponse aura été négative pour plusieurs dans la salle.

« Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à nous en faire part. », a répondu avec ouverture Jean-François Beaulieu.

Si vous avez des questions ou commentaires, vous pouvez écrire directement à Jean-François Beaulieu au jean-francois.beaulieu@environnement.gouv.qc.ca ou à Geneviève Brunet au genevieve.brunet@environnement.gouv.qc.ca.