Un Charlevoisien déclaré coupable de contacts sexuels et d’agression sexuelle sur une mineure
Date : 9 jan. (16H29)
Louis Simard fait face à deux chefs d’accusation pour des faits remontant à l’été et à l’automne 2022.
L’accusé aurait donné un bec sur la bouche de la plaignante avant une promenade en véhicule utilitaire tout-terrain. Lors de cette balade, l’homme se serait arrêté et serait sorti du VTT pour observer un arbre tombé. À son retour, l’accusé se serait jeté sur la plaignante. Selon le témoignage de cette dernière, il lui aurait dit : « tu es belle, tu es belle, tu as de beaux seins ». D’après la poursuivante, il aurait intentionnellement posé ses lèvres sur son cou, ses joues et ses oreilles. Elle aurait tenté de détourner la tête. Juste avant de repartir, l’homme aurait mis une main sur ses seins et l’autre sur la hanche.
L’accusé, dans son témoignage, a affirmé que la mineure s’était confiée à lui sur d’autres sujets et qu’il désirait la réconforter. Il lui aurait expliqué que « dans l’ancien temps, on se donnait des becs ». Louis Simard a toutefois mentionné à la Cour qu’il n’avait aucune intention sexuelle.
Le Charlevoisien a aussi expliqué qu’au moment de retourner à son VTT, il avait vu la plaignante pleurer. Il voulait la serrer dans ses bras et aurait donné un bec qui serait atterri sur sa bouche. Louis Simard a également déclaré qu’il lui avait dit « qu’elle est une belle fille et qu’elle a de beaux seins », parce que cette dernière disait ne pas se trouver jolie. Il se serait ensuite excusé.
Cependant, M. Simard a nié avoir touché aux seins de la plaignante. Il a reconnu que sa main droite avait pu se retrouver sous l’aisselle gauche de la mineure. Il a admis qu’il était possible d’avoir frôlé un sein alors qu’il tentait de récupérer sa casquette tombée. L’accusé n’a pas contesté lui avoir touché la cuisse. Il a affirmé lui avoir tapoté la cuisse pour qu’elle réduise la vitesse du véhicule qu’elle conduisait.
Lors de son témoignage, la plaignante a qualifié l’accusé comme un homme « affectueux, mais colleux ». Elle a ajouté que Louis Simard exigeait un bec sur la bouche pour chaque tour de côte-à-côte.
La plaignante a parlé de cet épisode à une autre personne qui aurait confronté Louis Simard. Ce dernier se serait alors excusé. Une plainte a tout de même été formulée menant à l’arrestation du Charlevoisien le 2 novembre 2022.
La Défense a plaidé que le contact sur les seins pouvait être accidentel et que le bec sur la bouche était dans un contexte de réconfort et d’affection. La Couronne a fait valoir que la plaignante avait fait preuve d’intégrité dans son témoignage.
Un autre événement se serait déroulé précédemment en août 2022 alors que Louis Simard aurait donné un bec sur la bouche de la mineure, un geste venu « spontanément » selon l’accusé.
Dans sa déclaration, le juge Mario Tremblay a indiqué que certaines explications de l’accusé étaient incompatibles avec la preuve. Il a jugé que le témoignage de la poursuivante apparaissait comme plausible et qu’elle avait témoigné avec aplomb. « Il est indéniable qu’il s’est passé quelque chose », a fait part le juge Tremblay avant de rendre son verdict.
Louis Simard a été déclaré coupable des chefs 1 et 2 amendés. Le magistrat a toutefois prononcé un arrêt conditionnel sur les procédures du premier chef, ce qui empêche des déclarations de culpabilité issues des mêmes faits.
Le dossier sera de retour le 19 mars.
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