Fibrotek va de l’avant avec un projet de 3.4 M$
Le gouvernement du Québec accorde 700 000 $ à Fibrotek . La première ministre et députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré est venue en faire l’annonce ce matin.
Pour Pauline Marois, supporter ce fleuron de l’économie était naturel.« C’est fascinant de voir une petite entreprise, avec des gens imaginatifs, développer un produit industriel de haute technologie utilisée dans la fabrication d’avions et de satellite à partir d’une fibre nouvelle ultra légère par l’entremise d’un procédé unique au monde »,avance Pauline Marois. Elle précise que des 700 000 $ allongés par son gouvernement 400 000 $ iront à la recherche et au développement.
La première ministre Marois dans sa visite de l'entreprise avec le promoteur et Guy Néron du CLD de la MRC de Charlevoix-Est.
Fibrotek, reconnue notamment pour son expertise dans les milieux de l’aviation et des mines, développe un nouveau marché avec son investissement. L’entreprise va doubler sa superficie et aménagera une nouvelle chaîne de production de barres d’armature en fibre de basalte à son usine de Clermont explique Luc Tremblay, président de la compagnie.« Notre produit sera utilisé dans la construction de ponts, routes et de viaducs en Amérique du Sud. Le procédé de cuisson, à micro-ondes, a été développé par nous ici. Il est peu énergivore. Nous sommes bien fiers. », dit-il.
Le maire de Clermont et président du CLD de la MRC de Charlevoix Est, Jean Pierre Gagnon, se réjouit de l’annonce surtout que sa ville a été malmenée dans les derniers mois.« C’est une très bonne nouvelle pour Clermont. L’entreprise possède un très fort potentiel. Lorsqu’on parle de diversification économique, Fibrotek, c’est en plein ça », dit le maire
Louis Simons, le maire Jean-Pierre Gagnon et Luc Tremblay
Luc Tremblay et son associé Louis Simons, un Américain de la Virginie, caressent déjà un autre projet d’usine d’assemblage d’avions à l’Aéroport de Charlevoix. L’investissement prévu sera de 3 à 4 M$.« D’ici la fin de l’année, une demande officielle sera présentée. La nouvelle usine aurait une capacité de produire de 15 à 20 avions par année. Les appareils construits seraient pourvus d’une technologie de pointe. Ils seraient affectés à la surveillance des pipelines aux États-Unis », explique Luc Tremblay.
