Menu

Augmentation du nombre de loups dans Charlevoix

C’est l’explication donnée par la biologiste du ministère, Héloïse Bastien, qui relativise quant à la présence de coyotes, en réponse à la collision survenue entre un coyote et une voiture lundi soir.

« Les augmentations de coyotes sont liées à l’augmentation des densités de proies comme le cerfs. C’est davantage dans le sud du Québec. Dans Charlevoix, on a une augmentation du nombre d’orignaux et donc de son prédateur, qui est le loup », explique-t-elle.

Cet accident serait une conséquence du mois de mars. Alors que l’hiver tire à sa fin, les proies se font de plus en plus rares, ce qui rend les canidés plus visibles qu’à l’habitude.

« C’est une période qui est difficile pour les canidés. Ce qui fait que de façon ponctuelle, ils sont plus visibles pour les citoyens parce qu’ils ont de la difficulté à trouver de la nourriture en forêt. Ils vont se rapprocher des habitations, entre autres des bâtiments de ferme, ou de bordures de route pour trouver des mortalités dues à des accidents routiers », mentionne-t-elle.

Héloïse Bastien rassure en affirmant que les loups et les coyotes ne sont pas plus voraces et vont fuir la présence humaine, même s’ils se rapprochent des habitations pour chercher de la nourriture. Faire du bruit et se montrer très grand représente les meilleurs moyens de les faire fuir.

L’hybridation des deux espèces, sujet à l’étude au ministère, mélangerait les caractéristiques chez certains individus. Par contre, avant de baptiser une espèce « loup-coyote », il faudra encore beaucoup de travail génétique selon elle.