La Ferme Lamarre a les yeux rivés sur l’abattoir de Clermont
Le propriétaire de la Ferme Lamarre, Jean-Raphaël Boucahrd, étudie depuis le début du mois de décembre le rachat de l’établissement qui appartenait à Veau Charlevoix.
Il assure que s’il rachète l’infrastructure, veaux, chevreaux, agneaux et émeus seront acceptés, comme par le passé.
« Les types d’animaux déjà abattus par le passé, continueront de l’être. Pour la rendre multifonctionnelle, pour accueillir le bœuf et la volaille ça demande des investissements majeurs. Dans l’abattage, c’est difficile d’atteindre la rentabilité, il faut donc limiter les investissements », dit-il.
Bien que ses bœufs ne soient pas abattus dans la région, Jean-Raphaël Bouchard a des projets futurs pour améliorés l’abattoir et lui permettre d’accueillir des animaux de ses autres projets.
Avec l’acquisition de la marque Veau Charlevoix par Écolait, les plans ont légèrement changés, mais un plan d’affaires demeure en rédaction avec une analyse des états financiers de l’abattoir. À la base, Veau Charlevoix était inclus dans le projet. Les investissements seront donc réduits. Il demeure convaincu qu’un abattoir régional demeure primordial pour Charlevoix.
« C’est assez incroyable d’avoir une région comme la nôtre qui produit autant de produits agroalimentaires et qu’on ait pas de service d’abattage », souligne-t-il.
Des rencontres sont prévus avec les créanciers de l’abattoir, la Financière agricole, les intervenants économiques de la région et Écolait. Si la rentabilité est possible, une offre sera faite d’ici la fin janvier.

