Luc Fournier parle de l’humain derrière le travailleur social
Le 13 octobre 1997, Luc Fournier s’est présenté à l’hôpital de La Malbaie. Il savait qu’il y avait eu un grave accident d’autobus aux Éboulements, mais il ne connaissait que très peu de détails. Il a passé six heures avec des membres des familles de la région de Saint-Bernard-de-Beauce. «C’était une expérience extraordinaire, ça m’a permis de voir tous les aspects de l’humain à 100 %. Les gens ont passé à travers toutes les phases. Il y avait des craintes, des pleurs et même de la joie puisque les gens ont raconté des souvenirs. C’est un drame, mais avec de l’humanité donc ça nous fait grandir aussi. »

Âgé de 54 ans et originaire de Clermont, Luc Fournier explique pourquoi il voulait écrire un livre. «Les gens que j’ai aidé sont égalitaires par rapport à moi, a-t-il souligné. Je voulais montrer leur humanité et leur force à travers les difficultés. Ils sont des humains comme les autres et comme nous en tant que travailleur social. Les gens que nous aidons peuvent aussi nous aider par leur expérience de vie.»
Luc Fournier déplore la réforme du ministre de la Santé et des services sociaux, Gaétan Barrette, et la création du CIUSSS. Il croit que «la tentative de tout modeler à partir des grands centres, oubliant toutes les belles réussites du milieu rural, c’est un manque flagrant de reconnaissance et de vision».

«Chronique d’un travailleur social» est éditée chez Essor-Livres en 200 copies. Luc Fournier a déjà un autre projet d’écriture, mais cette fois il souhaite écrire un roman.

