Michel Guimond croit toujours à l’utilité du Bloc québécois
(16h15) Malgré toutes les récriminations lancées par les opposants, le député de Montmorency-Charlevoix-Haute Côte-Nord, Michel Guimond, estime que son parti politique a toujours sa raison d’être, même 20 ans après sa fondation.
Le parti a fêté le 20e anniversaire de sa fondation cette fin de semaine à Québec. Michel Guimond n’était pas de la fondation du parti. Il s’y est joint en 1992 après avoir songé à briguer la mairie de Boischatel. Il se rappelle encore de sa première investiture :
« On a eu une convention contestée. C’était la plus grosse de l’histoire du parti avec 2 candidats et 1750 électeurs. Je l’ai remporté avec 69 voix de majorité et par la suite j’ai été réélu six fois. Les gens ont renouvelé leur confiance. La confiance, ça ne s’achète pas chez IGA où tu demandes au boucher de t’en donner pour deux livres. »
Il ignore combien de temps il continuera à faire ce métier. Il dit avoir apprécié travailler avec les trois chefs de l’histoire du parti. Il leur donne d’ailleurs beaucoup de crédit pour ses nombreuses réélections. Michel Guimond reconnaît avoir été courtisé par le Parti québécois, mais il n’a jamais eu l’intention de faire défection.
« Ma fidélité elle est au Bloc. Les vires capot et les gens qui ne finissent pas leurs mandats, les électeurs n’aiment pas ça. Est-ce que j’ai des ambitions sur la chefferie? Non. Je préfère me concentrer sur les enjeux de ma circonscription. Je ne suis pas un surhomme. »

