Vives réactions au budget provincial
(9h10) Les réactions fusent de toute part suite au dépôt du budget provincial par le ministre Raymond Bachand hier après-midi. Si la plupart semblent reconnaître la nécessité d’augmenter les tarifs de certains services fournis par l’État, l’adoption de certaines mesures en irrite plus d’un.
En entrevue sur nos ondes ce matin, le ministre du travail, de l’emploi et de la Solidarité sociale et responsable de la région de la Capitale Nationale, Sam Hamad, parle d’un budget « nécessaire pour l’avenir du Québec, avec une vision à long terme et qui permettra d’éviter d’endetter les générations futures ».
La cheffe de l’opposition officielle Pauline Marois en veut surtout au gouvernement d’avoir réduit les impôts dans les dernières années plutôt que de réserver l’argent. « Quant on lui a dit de ne pas baisser les impôts, il a fait la sourde oreille, ce qui fait qu’il a connu un déficit important en pleine récession et il est obligé d’aller taxer les citoyens, ce qu’il fait allègrement » a-t-elle plaidé.
Pour sa part, le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel, convient qu’il fallait à un certain moment augmenter des tarifs, mais il croit que le gouvernement n’a pas fait ses devoirs pour sabrer dans les dépenses. Selon lui, l'ADQ était prêt à « accompagner le gouvernement dans cette hausse de tarifs », sachant qu'un jour ou l'autre il faudrait en arriver là. « Les québécois en étaient conscients », dit-il. Cependant, il déplore le fait qu'il n'y a pratiquement rien de quantifiable pour les québécois croient que le gouvernement fait son effort.

