Grève du Front commun : les travailleurs de soutien et les professionnels de l’enseignement « font aussi partie du mouvement »
Date : 8 déc. (13H15)
Alors que la mobilisation a mis beaucoup d’accent sur les enseignants et leurs demandes, nombreux quarts de métier en milieu scolaire veulent prendre la place qui leur revient.
Vanessa Harvey, présidente du syndicat du personnel de soutien scolaire de Charlevoix, raconte que les conditions se sont grandement dégradées dans les établissements de la région depuis les dernières années, d’où l’importance du mouvement actuel. Avec des demandes sectorielles déposées depuis maintenant une année, elle déplore que les négociations « commencent à peine » :
Isabelle Tremblay, déléguée du Syndicat des professionnels de l’enseignement de la région de Québec, représente notamment les psychologues, conseillers d’orientation, psychoéducateurs, orthopédagogues et orthophonistes.
Elle dénonce entre autres la disparité salariale entre le privé et le public pour ces différentes pratiques, une distorsion qui a un impact direct sur l’attraction du milieu scolaire et, ultimement, sur les services à l’élève :
Isabelle Tremblay souligne observer une détresse psychologique accrue chez les jeunes depuis les dernières années, phénomène exacerbé par la pandémie. « Dans les écoles, on n’y arrive pas. », tranche-t-elle.
Rappelons que les membres du Front commun sont en grève jusqu’au jeudi 14 décembre prochain. Les syndiqués de la FIQ tomberont en débrayage ce lundi 11 décembre devant les hôpitaux de la région, et ce jusqu’à jeudi également.

