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Un comité de citoyens sera créé à Baie-Saint-Paul pour les sinistrés

Écrit par Emma Jaquet Date : 8 juil. (21H56)
À la une Baie-Saint-Paul
Un regroupement de citoyens sera créé pour le rétablissement et la revitalisation des quartiers sinistrés du 1er mai 2023.

Louise Desrosiers et son fils, Éric Fortin ont déposé la demande au conseil municipal de Baie-Saint-Paul lundi soir. L’objectif de cette démarche est d’ « aider, de soutenir et de défendre les citoyens sinistrés auprès des instances gouvernementales et municipales », peut-on lire dans le document déposé. Déjà 42 personnes ont adhéré au comité.

Cette entité « agira comme levier afin d’avoir plus de poids et […] d’agir en tant que représentant d’un regroupement au lieu de se débattre individuellement aux cas par cas avec la Ville de Baie-Saint-Paul et le Service d’urbanisme et du patrimoine (SUP) », ajoutent les deux intervenants dans leur lettre.

Ils avancent aussi que des actions pourraient être effectuées comme des lettres de contestation, des possibilités de recours collectifs, de poursuites pour harcèlement et menaces du Service d’urbanisme et du patrimoine ou des demandes de mise sous tutelle de ce département.

« Nous avons tous subi soient : des délais, des manques d’information, des refus, des demandes de justifications exagérées sur des factures, des amendes, des lettres de questionnements sur les débuts de travaux, des soumissions dites incomplètes par le SUP », déplorent Mme Desrosiers et M. Fortin.

Ils suggèrent également aux sinistrés de conserver les échanges avec le service d’urbanisme, la ville et tout autre ministère.

Les inscriptions se poursuivront dans le prochain mois pour le regroupement en plus d’établir les priorités.

D’autres sinistrés se questionnent

D’autres sinistrés ont aussi pris la parole lundi soir réclamant plus d’aide de la part de la Ville de Baie-Saint-Paul.

Pour Kimberly-Ann Côté, « la situation de sinistré est telle que ça creuse un fossé entre ce que les sinistrés vivent et la ville ». « Je n’ai pas impression que la situation est derrière nous », a-t-elle ajouté précisant que des solutions, qui touchent l’acceptabilité sociale, sont possibles pour que Baie-Saint-Paul devienne un modèle de rétablissement.

Mme Côté en appelle plutôt à une « approche de participation citoyenne où les sinistrés sont au cœur des décisions ». « Il faut absolument entendre les gens du quartier. Les célébrations du 1er mai, ça a été extrêmement difficile. On ne peut pas imposer à des gens de célébrer quand ils ne sont pas rétablis », a-t-elle donné en exemple.

La résidante de la rue Saint-Joseph a également plaidé pour une meilleure transparence au niveau des décisions et un pouvoir de parole pour les sinistrés.

De son côté, Yves Giroux a déploré que chaque sinistré doive gérer leur situation lui-même.

Le maire de Baie-Saint-Paul, Michaël Pilote a assuré que les citoyens allaient être impliqués dans le processus de rétablissement des quartiers sinistrés. Il concède que « la ville n’a pas été parfaite » depuis la dernière année. « Je n’ai pas la science infuse. On a quand même écouté dans les comités de démolition. Les permis, il s’en est donné. Des consultations, il va y en avoir, à l’automne », a renchéri l’élu.

Selon lui, « la communication entre le service d’urbanisme et les sinistrés s’est améliorée. Est-ce que ça peut être encore mieux ? Fort probablement. Peu importe la décision qu’on prend, on se fait critiquer. Personne n’est de mauvaise foi », a indiqué le maire Pilote.