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Le Lynx Express : la Compagnie des montagnes de ski lance un message clair au Québec

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 14 déc. (11H15)
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Le Mont Grand-Fonds vient tout juste d’inaugurer « la plus belle remontée du Québec ». C’est entre autres comme cela que l’a qualifié Yves Juneau, président de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) dans un entretien avec le FM Charlevoix.

Une chose est claire, la Compagnie des montagnes de ski du Québec vient de lancer un message clair au Québec en entier sur les ambitions avec la mise en marche du Lynx Express, une remontée mécanique de 16 millions de dollars « aux standards internationaux » et fonctionnelle en à peine 16 mois.

« Pour Mont Grand-Fonds, c’est une assurance-sécurité pour les 40 prochaines années. », image son président Christian Mars, gestionnaire de la montagne. Ce dernier signale qu’il a mené à terme ce projet en un temps record, sans affecter les tarifs abordables pour les familles de Charlevoix et sans l’aide du gouvernement du Québec. Satisfait, il croit maintenant avoir démontré la crédibilité de son organisation :

M. Mars sent que le vent tourne en sa faveur. Lui qui avait remis en question « l’équité » du gouvernement provincial concernant l’aide aux stations de ski affirme maintenant que de hauts fonctionnaires « commencent à croire » en eux et les voient comme « la solution du ski au Québec ».

L’homme d’affaires européen est bien conscient qu’il peut déranger. « Aujourd’hui, je ne me plains pas », répond-il au gouvernement. Toutefois, il confirme qu’il ne lâchera pas le morceau, martelant que son modèle d’affaires est réaliste, rentable et applicable à d’autres montagnes.

« La moyenne d’un prix d’un forfait journée en Europe est entre 30 et 35 euros, et pour des remontées mécaniques qui sont globalement dans un meilleur état avec une meilleure offre de ski » :

Le maire de La Malbaie, Michel Couturier peut témoigner de l’engouement pour sa ville depuis l’arrivée de la Compagnie des montagnes de ski du Québec dans Charlevoix. « Il y a beaucoup de projets, il y a des chalets qui se construisent, on a parlé d’Huttopia », énumère-t-il. Il se réjouit surtout que La Malbaie peut maintenant retirer un revenu de la montagne, elle qui en finançait les opérations auparavant. Il invite à son tour le gouvernement du Québec à considérer l’approche de Christian Mars :

Un projet n’attend pas l’autre pour le promoteur. La prochaine étape sera la construction d’une plateforme en verre suspendue au-dessus du lac Gravel au sommet du Mont Grand-Fonds, un peu comme le Pas dans le vide de l’Aiguille du Midi, qu’il veut promouvoir comme un attrait estival pour rentabiliser la montagne et la remontée à tout moment dans l’année. Il affirme déjà qu’il compte inaugurer cette nouvelle plateforme le 15 juin 2025. « Si tout va bien », autour du 1er décembre 2025, il inaugurera la luge d’été et d’hiver sur rails, « la plus longue du Québec », avance-t-il.

Différents projets d’habitations seront également en chantier dans les prochains mois. « Moi je ne suis pas promoteur immobilier. Quand je fais de l’hébergement, c’est toujours dans l’optique de générer des journées ski, ce qui veut dire que si je construis des choses, je reste propriétaire et je les loue. Pour qui ? Pour que des familles de Québec et de Montréal puissent venir ici et y rester. »

« Je peux comprendre que quelqu’un qui vient d’Europe, on lui fait un examen de passage. […] On a montré ce qu’on était capable de faire ». Rappelons qu’à son arrivée, la Compagnie des montagnes de ski du Québec avait annoncé un plan d’investissement de 55 millions de dollars au Mont Grand-Fonds établi sur trois ans.