Grève à la STQ : « L’Isle-aux-Coudres me donne plus de cheveux gris que mon nouveau-né »
Date : 19 mars. (4H50)
Mardi, Kariane Bourassa rencontrait des représentants au Secrétariat à la Capitale-Nationale, du Conseil du Trésor, du ministère du Tourisme, du ministère du Travail et du bureau du premier ministre pour réclamer des solutions et éviter un autre été catastrophique pour les commerçants. Elle dit aussi avoir contacté le ministre du Travail, Jean Boulet, le 29 février dernier.
Bien que le gouvernement du Québec n’est pas assis à la table des négociations, la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré souhaite maintenant que le Tribunal administratif du Travail (TAT) prenne en considération la réalité économique des commerçants insulaires dans l’attribution de l’horaire de grève.
Actuellement, seuls le Syndicat des Métallos et la Société des traversiers du Québec procèdent à des représentations auprès du TAT pour déterminer l’horaire de grève, qui se conclut par l’obligation aux travailleurs d’offrir le service minimal aux 1200 citoyens de l’île. Mme Bourassa maintient que les choses vont changer avec le nouveau projet de loi 89 du ministre Boulet, visant à considérer davantage des besoins de la population en cas de grève ou de lock-out :
À court terme, les pouvoirs du gouvernement du Québec et de la députée demeurent limités, d’où ce nouvel appel à la collaboration entre les Métallos et la STQ. Kariane Bourassa confirme être en contact constant avec les commerçants et d’avoir fixé une rencontre notamment avec ces derniers, mercredi. La pétition citoyenne a également été partagée et elle a convoqué une rencontre avec le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonathan Julien.
« Je demeure extrêmement active. On tente de faire bouger les choses à long terme. À court terme, on le sait qu’il va y avoir des conséquences incroyables, mais ce qu’on peut faire, c’est mettre de la pression […] parce que les commerçants ne pourront pas subir d’autres conséquences économiques importantes », avance Mme Bourassa. « L’Isle-aux-Coudres me donne plus de cheveux gris que mon nouveau-né en ce moment, je vous le confirme ».

