Menu

Fusion municipale : ça n’en valait pas la peine pour Baie-Sainte-Catherine

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 28 mai. (11H32)
À la une Baie-Sainte-Catherine
Donald Kenny maintient son point : les avantages n’étaient pas assez marqués pour forcer un regroupement municipal avec Saint-Siméon.

C’est le discours qu’il a maintenu tout au long de son premier point de presse depuis l’annonce de l’abandon du projet de regroupement, la semaine dernière.

M. Kenny a d’abord rapporté que son conseil et lui se sont uniquement appuyé sur le document de travail monté par le ministère des Affaires municipales pour prendre leur décision. « Il n’y en a pas d’autres documents », a-t-il répété, levant bien haut la brochure d’une soixantaine de pages devant les journalistes.

Que ce soit sur la question des taux de taxations, dont le scénario principal présentait une baisse de moins de deux cents à sa population, ou sur l’aide financière d’un demi-million de dollars du gouvernement, cela ne justifiait pas une fusion, selon son équipe.

Bien que sa décision ne fait pas l’unanimité ailleurs dans Charlevoix, il affirme que plusieurs membres de sa communauté l’ont remercié depuis. Il croit aussi qu’il est possible de répondre aux enjeux de pénurie de main-d’œuvre par l’entremise d’ententes intermunicipales, comme c’est le cas avec le service incendie de Tadoussac, sans sacrifier l’identité de son village :

M. Kenny admet que la discussion aurait pu être différente si l’annexion des TNO de Sagard et Mont-Élie était dans les plans et si ses citoyens obtenaient une baisse importante de leur taux de taxation au terme du processus. La réalité demeure que les TNO ne sont pas impliqués et que la baisse est minime, maintient-il.

En réponse au maire de Saint-Siméon, Sylvain Tremblay, voulant que ce soit Baie-Sainte-Catherine qui voulait entamer les démarches, Donald Kenny répond que cela n’engageait en rien sa municipalité. Actuellement, il signale que la situation de Baie-Sainte-Catherine est moins critique qu’au moment de déclencher l’étude, avec une relève au conseil municipal et des finances plus stables :

Le maire Kenny n’en veut d’ailleurs pas à son homologue de Saint-Siméon, qu’il qualifie de « bon ami », pour sa récente sortie au FM Charlevoix. « M. Tremblay a le droit de travailler pour son village et Saint-Siméon était prêt, mais nous autres, on n’en savait pas assez », déclare-t-il. À savoir si le caractère de Sylvain Tremblay a braqué certains de ses citoyens, il répond « sans commentaire ».

M. Kenny rappelle aussi que de nouveaux conseils municipaux des deux côtés de la frontière auront la chance de débattre au cours des prochaines années, M. Tremblay et lui ayant annoncé leur départ de la politique municipale aux élections de novembre 2025.