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Protection de la rivière du Gouffre : Baie-Saint-Paul souhaite un BAPE en 2026

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 10 juin. (20H47)
À la une Baie-Saint-Paul
Les sinistrés du « quartier Saint-Joseph » ont eu la chance d’obtenir plus d’informations sur les démarches entamées par la Ville de Baie-Saint-Paul, mardi soir, dans les efforts de rétablissement et de protection du territoire contre de futures crues.

Le géographe et hydrogéomorphologue, Philippe Bourdon, a notamment offert un résumé des actions qui ont été faites et qui seront posées par la Ville au cours des prochains mois pour assurer un processus rapide.

M. Bourdon a insisté sur l’importance d’être proactif pour la Ville, citant certains exemples de communauté qui ont patienté plus de 20 ans avant l’implantation d’ouvrages de protection contre les inondations (OPI), notamment à la rivière Lorette de Québec qui a débordé en 2005. « On est capable de faire mieux que ça, je pense », a-t-il lancé à la quarantaine de personnes dans la salle.

Dans un monde idéal, Baie-Saint-Paul souhaite soumettre un projet au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour une évaluation environnementale. On avertit toutefois que cette étape pourrait être plus longue que prévu en raison des défis techniques, environnementaux et politiques qui accompagneront le projet :

La Ville de Baie-Saint-Paul a profité de la présence des sinistrés pour réitérer son désir d’optimiser la communication avec ces derniers pour assurer le maintien de bonnes relations au cours de ce processus. Une nouvelle stratégie de communication sera intégrée pour assurer la participation et l’inclusion des citoyens dans ce projet d’envergure, notamment par la mise en place d’ateliers, de bulletins municipaux et d’outils de compréhension.

« On va essayer de développer les meilleurs outils pour mieux communiquer ensemble. On s’en va vers d’autres choses », a entre autres affirmé le directeur général, Gilles Gagnon pendant son temps de parole, soulignant au passage que la Ville tentait de son mieux pour obtenir la collaboration du gouvernement dans le cadre de la nouvelle réglementation sur les zones inondables.

« Ce qui s’est passé le 1er mai 2023, c’est une succession de choses. Ce n’est pas parce qu’on a le même niveau d’eau cette année qu’il va se passer la même chose. Il faut continuer à vivre malgré ça », a-t-il ajouté pour conclure la soirée.