Inondation : les nouvelles cartes du gouvernement entreront en vigueur en mars 2026, les OPI pris en compte
Date : 12 juin. (11H51)
Ce changement fait suite à une réflexion quant à la pertinence de la cartographie actuelle, jugée « désuète, partielle et dépassée », certaines zones n’ayant pas subi de modification depuis plus de 30 ans, malgré l’augmentation des crues printanières sur le territoire au cours des dernières années. Les modifications visent notamment « à refléter le plus fidèlement possible un risque existant s’appuyant sur les dernières connaissances scientifiques et technologiques », a expliqué le ministère jeudi, toujours dans un objectif de protéger « les biens et les personnes » en leur offrant une information « à jour ».
Après avoir consulté les municipalités, plusieurs modifications ont été apportées par Québec dans l’implantation de la nouvelle cartographie. Il est important de mentionner qu’il sera possible de voir une zone inondable passer d’un risque « très élevé » à « faible » au fil du temps, entre autres par l’ajout d’ouvrages de protection contre les inondations (OPI). Lorsque la performance d’un OPI a été étudiée et reconnue, la nouvelle catégorie « Zone protégée à risque résiduel » s’appliquera, la zone la plus permissive. Un plan de gestion de risque est aussi ajouté, venant nuancer les nouvelles catégories de zones inondables et indiquer ce qu’il sera permis de faire sur celles-ci.
« On peut avoir quelques centimètres d’eau, c’est toujours désagréable, mais l’impact n’est pas le même que si on avait plusieurs pieds d’eau dans son sous-sol. C’est ce que permet cette nouvelle réglementation », a souligné le ministre Benoit Charette en point de presse.
Il cite notamment l’exemple de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui s’est doté d’une nouvelle digue à la suite du sinistre de 2019. Il croit que ces changements viendront rassurer la population, qui s’était inquiétée à la suite de la publication de carte préliminaire par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), en octobre 2024 :
Le ministre Charette maintient que son ministère ne crée pas de nouvelles zones inondables, mais vient plutôt les identifier. Avec plus d’un milliard de dollars injectés en indemnisation seulement pour les inondations de 2017 et 2019, « le gouvernement se devait de prendre ses responsabilités », a-t-il souligné.
À ceux s’inquiétant d’une perte de valeur de leur propriété ou de difficultés éventuelles avec les assureurs, il maintient que les données démontrent que les valeurs des propriétés ne sont pas affectées par la présence d’une zone inondable :
Rappelons que la Ville de Baie-Saint-Paul a mené plusieurs études pour se munir d’un OPI pour protéger son territoire de futures crues à la suite de l’affaissement du mur de la rue Ménard en mai 2023. La Ville souhaite notamment entamer un BAPE dès 2026 pour accélérer le processus. Le maire Michael Pilote avait déjà témoigné qu’il souhaitait que les OPI soient considérés dans la nouvelle cartographie du gouvernement.
Nouvelles règles des zones inondables - MELCCFP

