Décès d’un motoneigiste à Notre-Dame-des-Monts : il dépassait de trois fois la limite d’alcool
Date : 12 nov. (14H43)
C’est ce qu’on apprend dans le rapport du coroner Daniel Riverin sur le décès de l’homme dont la disparition avait marqué la région, en février 2025.
Le mercredi 12 février, Me Riverin indique que le motoneigiste a décidé de prendre une pause d’une randonnée de motoneige à l’établissement de Notre-Dame-des-Monts, vers 14 h 30. Des caméras de surveillance postées dans le bar permettent de confirmer qu’il y consommera cinq boissons alcooliques, dont de la bière, avant son départ à 17 h 45. « Il quitte le relais en titubant. Selon ce qui est rapporté dans l’enquête policière, il a une démarche « lente et molle », rapporte-t-on.
Le résident de Saint-Hilarion a ensuite quitté à bord de sa motoneige en empruntant un sentier agréé par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) « pendant quelques kilomètres ». Il prend ensuite un raccourci vers sa résidence par le rang Chicago Est, « un chemin balisé, mais non agréé ».
« Selon les données de l’enquête policière, à 2,1 km de l’intersection entre le rang Chicago Est et le rang Sainte-Philomène, il ne prend pas une courbe adéquatement. Il sort alors du chemin et rapidement, il entre en collision avec un arbre », rédige Me Riverin.
Malgré le port du casque, la victime subit une hémorragie au cerveau, une fracture de la base du crâne avec saignement dans le sinus gauche et une fracture comminutive sévèrement déplacée de la diaphyse de l’humérus droit, selon une tomographie post mortem menée à l’Hôtel-Dieu de Lévis, le 18 février.
Les heures suivant la collision, 25 cm de neige se sont abattus sur la région, recouvrant le corps de l’homme et son véhicule. Le 15 février, des proches s’inquiètent de son absence. C’est à ce moment que les autorités entament des recherches. Une fois retrouvé quelques heures plus tard, le décès de l’homme est constaté à l’hôpital, bien qu’aucune manœuvre de réanimation n’était possible. Signalons qu’aucun problème mécanique n’a été répertorié sur l’engin qu’il conduisait. M. Tremblay n’avait aucun antécédent médical connu.
Dans les conclusions de son rapport, le coroner réclame à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) une sensibilisation accrue des tenanciers de bars et du personnel quant à la vente et le service responsable de boissons alcooliques. Me Daniel Riverin propose aussi le développement d’une offre de formation pour assurer un service responsable d’alcool dans les bars.
« La prévention et la détection de l’affaiblissement des capacités peuvent être compliquées, parfois subjectives, pour quiconque n’a pas les connaissances suffisantes pour le faire. Il est également possible d’anticiper que cette prévention et cette détection peuvent facilement devenir sujettes à controverse. Particulièrement, dans un contexte festif, lorsqu’elles ne sont pas effectuées de manière rigoureuse. Il m’apparaît donc judicieux de sensibiliser et former les personnes qui vendent de l’alcool aux principes de la vente et du service responsable », peut-on lire dans le rapport.

