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Il filmait des collègues, produisait de la pornographie juvénile : Alexis Tremblay coupable sur toute la ligne

Écrit par Emma Jaquet Date : 19 nov. (13H05)
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La juge Marie-Claude Gilbert a déclaré Alexis Tremblay coupable de trois chefs d’accusation en lien avec de la pornographie juvénile et de cinq chefs d’accusation de voyeurisme.

Le dossier de l’accusé était de retour au Palais de justice de La Malbaie mercredi avant-midi où il a reconnu les faits.

Il a plaidé coupable d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile ainsi que d’en avoir produit et distribué entre 2020 et 2023 et de voyeurisme sur trois personnes différentes.

Dans la lecture des faits, on y apprend qu’Alexis Tremblay a observé et produit un enregistrement visuel d’une personne entre novembre 2017 et avril 2023 et d’avoir sciemment distribué une image intime de la personne sans avoir son consentement entre décembre 2018 et janvier 2020. Quant aux autres actes de voyeurisme sur différentes personnes, ils se sont produits entre 2017 et 2023.

Alexis Tremblay utilisait une plateforme de clavardage en ligne pour échanger avec des utilisateurs, dont un avec lequel il a eu des conversations à caractère sexuel. L’accusé décrit des actions fictives et des fantasmes avec de jeunes femmes. L’utilisateur qui échange avec Alexis Tremblay s’avèrera être un agent qui transmettra les informations aux autorités. Comme les données proviennent d’un utilisateur du Québec, la Sûreté du Québec prend le relais et arrive à identifier l’accusé.

Il filmait des collègues à leur insu

En avril 2023, une perquisition au domicile et au lieu de travail d’Alexis Tremblay permet de récupérer du matériel informatique. L’accusé confirme utiliser deux plateformes de clavardage pour des discussions à caractère sexuel.

Plus de 120 fichiers de filles en maillot de bain avec des positions suggestives ont été trouvés dans un dossier datant des années 2000. Les policiers retrouvent également des fichiers d’hommes se masturbant ou éjaculant sur des images de mineurs.

En 2020, l’accusé produit une vidéo de jeunes filles de son entourage à leur insu alors qu’elles se changeaient et partage une capture d’écran dans une conversation privée. Trois ans plus tard, Alexis Tremblay produit un photomontage à caractère sexuel avec l’image d’une autre fillette toujours de son entourage.

Une caméra installée, en 2017, dans la salle de bain du lieu de travail d’Alexis Tremblay capte à plusieurs reprises et sur plusieurs mois des images d’une collègue qui se déshabille pour se changer. Les images sont diffusées sur une plateforme de clavardage et seront repartagées.

Cette collègue en question reçoit, par un utilisateur Facebook, des captures d’écran de ces images. Elle porte plainte auprès de la Sûreté du Québec. L’enquête policière ne permettra pas d’identifier la personne derrière le profil Facebook, mais retrace des photos de la plaignante en ligne. Une autre collègue d’Alexis Tremblay a aussi été filmée sans jamais avoir eu connaissance de cet enregistrement.

Un rapport présentenciel avec un volet psychologique et sexologique a été demandé. Le dossier d’Alexis Tremblay sera de retour au Palais de justice de La Malbaie le 22 avril.

PHOTO – Alexis Tremblay – Image provenant d’une source externe