Menu

C’est la grève au Massif de Charlevoix

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 2 jan. (5H00)
À la une Petite-Rivière-Saint-François
À défaut d’en être arrivés à une entente avec l’employeur dans les dernières semaines, les membres du Syndicat des salariés du Massif de Petite-Rivière-Saint-François (CSN) tiennent une première journée de grève, vendredi.

Cette mobilisation affectera l’ensemble des activités à la montagne, forçant la fermeture des remontées mécaniques, de la boutique, de la cafétéria et du restaurant Camp Boule.

Les leçons de l’école de glisse se voient aussi annulées, tout comme les départs de luge. À ce niveau, il sera possible de déplacer une réservation d’ici les 7 prochains jours pour une date ultérieure ou de demander un remboursement qui s’effectuera sous forme de crédit à utiliser d’ici la fin avril 2027. En ce qui concerne l’hébergement, les réservations n’en sont pas affectées par la grève.

Il faut croire que le Massif n’aura pas réussi à maintenir quelques-unes de ses activités comme l’entreprise l’aurait souhaité, notamment par la mobilisation de son personnel-cadre.

Rappelons que 96 % des 300 membres du Syndicat se sont dotés d’une banque de 10 journées de grève à utiliser au moment jugé opportun, le 11 décembre dernier. Cette première journée de grève survient à peine 24 h après la fin de la convention collective.

Par communiqué, Groupe Le Massif confirmait cette semaine avoir déposé deux offres globales « pour faire progresser le volet monétaire » de la négociation, dont une proposant une augmentation garantie pouvant atteindre jusqu’à 12,77 % dès une première année pour certains postes. De son côté, le Syndicat n’aurait proposé qu’une seule contre-offre qui « reprend pour l’essentiel les mêmes demandes d’augmentations salariales », toujours selon Le Massif. En mai dernier, le Syndicat confirmait réclamer des augmentations de 22 % au cours d’une entente de trois ans, ainsi que l’ajout de congé de maladie et d’équipements.