Cité comme possible transfuge par le National Post : non, Gabriel Hardy n’ira pas au PLC
Date : 13 jan. (14H47)
Utilisant une méthode qu’il a lui-même créée, le média torontois a établi une série de critères pouvant amener un député conservateur à traverser la Chambre des communes pour s’allier aux libéraux de Mark Carney. Parmi eux, ne pas être enraciné dans son parti d’origine, ne pas avoir de voie claire pour jouer un rôle clé dans la gouvernance à court ou moyen terme et une marge de victoire inférieure à cinq points de pourcentage aux dernières élections sont nommés.
Aussi, le National Post détermine que si un député représente une circonscription dont l’histoire électorale suggère qu’elle pourrait facilement basculer du côté libéral, ce qui concorde avec Montmorency-Charlevoix, celui-ci a plus de chance d’être un transfuge. C’est d’ailleurs pourquoi Gabriel Hardy fait partie des neuf députés conservateurs nommés par le média comme possible transfuge dans un article qui a fait le tour du pays.
Interpellé sur la question, Gabriel Hardy ne laisse aucune place à l’interprétation. « Toutes les raisons sont bonnes pour faire parler, j’imagine. Ils cherchaient à attirer l’attention », dit-il quant au travail du National Post :
Ce qui est étonnant de la part du National Post, c’est qu’un minimum de recherche aurait permis au média de connaître la position tranchée et publique du député Hardy face au phénomène de transfuge. Comme il l’a répété à maintes reprises sur nos ondes, il aimerait que l’on empêche cette pratique de sauter d’une formation politique à l’autre sans redonner le pouvoir aux citoyens :
« T’es aussi bien d’être indépendant, de faire le meilleur travail pour tes citoyens et après donner le choix à la population si c’est toi qu’ils veulent. Ce n’est pas à toi de prendre la décision pour 100 000 personnes, c’est ma vision des choses », conclut l’élu.
Rappelons qu’au départ en décembre 2025 de Michael Ma, député de Markham-Unionville, Gabriel Hardy jugeait que les libéraux ne venaient pas d’acquérir « une personne avec une grande valeur ». Il s’agissait du deuxième départ d’un conservateur après Chris D’Entremont, député d’Acadie-Annapolis, en novembre de la même année.

