Éoliennes : « On considère qu’il y a de l’acceptabilité sociale », tranche Michaël Pilote
Date : 20 jan. (4H50)
Le maire de Baie-Saint-Paul, Michaël Pilote, a d’abord indiqué qu’il n’y aurait pas de référendum, tel que demandé par la pétition. « Le Ministère a donné le GO, la Ville n’est pas un parti décideur », a-t-il noté. « Un coup que c’est décidé, on se doit d’émettre les permis », sans quoi elle serait susceptible d’être poursuivie en justice.
Pour ce qui est du volet consultation publique, M. Pilote a nommé plusieurs instances lors desquelles les citoyens ont été entendus, soit des consultations de la MRC de Charlevoix en 2007, 2011 et 2012, de même que des rencontres du comité d’urbanisme de la Ville, du conseil de la Ville et du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).
La citoyenne en question a donc reposé sa question, qui concernait plutôt l’acceptabilité sociale. « Oui, on considère qu’il y a de l’acceptabilité sociale », a répondu le maire. « Il y a eu des consultations publiques, même si tout n’a pas été retenu ». Il assure que le travail se fera maintenant en accompagnement, un peu comme l’avait spécifié la Région de la Biosphère de Charlevoix, avec laquelle une rencontre est prévue cette semaine.
En entrevue suite à la séance de conseil, M. Pilote a précisé sa pensée sur le sujet, se disant conscient de l’opposition, mais ne croyant pas qu’elle est majoritaire.
Par rapport au caribou forestier, l’élu parle d’une bataille imposante entre experts et estime que bien qu’il ne s’agit pas du dossier de la Ville, « de la littérature » indique que « ce n’est pas si pire que ça » et que la zone est déjà perturbée. « On croit que le projet est acceptable ».
Finalement, les compensations financières font évidemment partie de l’équation. « Oui, c’est très alléchant pour les communautés, même si les gens disent parfois que c’est modeste, on parle de millions de dollars », conclut-il.
