Appui de taille pour le retour d’une fascine à Baie-Sainte-Catherine
Date : 26 jan. (5H00)
Le projet est porté par Mathieu Ouellet, conseiller municipal de Baie-Sainte-Catherine, dont la famille pêchait à la fascine « depuis des générations » avant le début des années 90. Il avait lui-même observé son grand-père à l’œuvre auparavant, avant qu’il cesse toute activité faute de relève. Les années ont passé et la pratique est finalement disparue dans la municipalité.
Ce n’est qu’en décembre 2024, en apercevant de vieilles photos, que Mathieu Ouellet réfléchit à la possibilité de se relancer. Après une période de réflexion productive et un stage complet auprès de Julie Gauthier au printemps dernier, il prend la décision de se lancer dans l’aventure.
Celle-ci est toutefois parsemée d’embûche. L’obtention d’un permis de pêche commercial est un chemin de croix actuellement au Québec et les fascines de Charlevoix conjuguent avec des règles très strictes. Toutefois, avec l’appui d’un contact au ministère de l’Environnement, des Changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), Mathieu Ouellet semble avoir trouvé une voie de passage en optant pour une pêche dite « scientifique » :
Bien qu’une fascine à vocation scientifique ne permettra pas la récolte et la vente de poissons dans la municipalité de Baie-Sainte-Catherine, Mathieu Ouellet confirme qu’elle pourra attirer plusieurs visiteurs de partout au Québec, notamment des étudiants, d’âge primaire à universitaire, offrant une tribune imprenable sur le territoire :
L’implantation d’une fascine a même obtenu un appui important d’un biologiste du MELCCFP pas plus tard que la semaine dernière. « Ça nous semble un très beau projet qui pourra servir autant à la science qu’à la vulgarisation et au rayonnement de nos traditions. Donc je crois que tu peux aller de l’avant dans tes démarches de préparation de matériel », peut-on lire dans un échange courriel partagé à notre équipe.
Mathieu Ouellet se donne comme objectif d’inaugurer ses installations au printemps 2027. D’ici là, il se concentrera à obtenir davantage d’appui, notamment du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent, avant de procéder à construction de la fascine. Il souhaite procéder à de premiers tests dès le printemps 2026 pour peaufiner certaines pratiques et choisir l’emplacement final.

