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L’usine de Clermont écartée : les sceptiques demeurent à être convaincus

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 16 fév. (14H27)
À la une Clermont
Les conclusions de l'enquête de la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale ont obtenu un accueil mitigé dans la communauté de Charlevoix-Est. Alors que certains entrevoient l'avenir avec espoir, d'autres demeurent à être convaincus. C’est le cas de Marjolayne Gaudreault, dont le père Guy Gaudreault, ancien travailleur de la Donohue, aura été l’un des premiers cas de Sclérose latérale amyotrophique (SLA) connus à Clermont, en 1979, et même l’un des seuls cas répertoriés jusqu’au début des années 2000 sur le territoire.

Mme Gaudreault ne croit toutefois pas que l’usine de papier de Clermont doit être écartée de l’équation, pas pour l’instant. Selon elle, il serait important de garder cette piste ouverte, convaincue que les pratiques d’autrefois auraient pu jouer un rôle. « On ne veut pas faire un procès d’intention à l’usine ; l’usine de 1950 et l’usine 2026, ce sont deux entités différentes », dit-elle :

« J’ai dit à mon papa l’autre jour que je me battais pour lui. Il avait 48 ans quand il a arrêté de travaillé, à 50 ans il était mort. C’est correct, il y a du pain et du beurre qui se mettent sur la table [à cause de l’usine], mais y’a du beurre et du pain qui s’est perdu aussi », lance-t-elle, nommant également le cas de Ghislain Tremblay.

La Direction de santé publique de la Capitale-Nationale a décidé de mettre un terme à son enquête dans Charlevoix-Est, faute d’argument démontrant que le territoire présente une problématique particulière.