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« Ça va laisser une cicatrice » : les pharmaciens demandent une réflexion globale

Écrit par Kevin Vallée Date : 1 avr. (15H28)
À la une Baie-Saint-Paul
Malgré l'entente de principe avec l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires annoncée par le ministre du Travail Jean Boulet, visant à retirer l’amendement controversé du projet de loi 15, les pharmaciens traîneront une « cicatrice » de cet épisode.

Le pharmacien-propriétaire du Jean-Coutu de Baie-Saint-Paul, Simon Rebillard, a réagi à la nouvelle en entrevue dans le Grand Réveil de Charlevoix. « Ce qui était choquant, c’est qu’il n’y a eu aucune consultation », a également relaté sa partenaire Marie-Philippe Pellerin. « C’est par surprise que ç’a été déposé, et accepté ». Le manque de reconnaissance, thème récurrent des négociations avec le gouvernement Legault, a choqué.

Simon Rebillard croit que le métier s’en va dans une direction qui nécessite de réelles réflexions quant au mode de rémunération.

Même le député solidaire qui s’est battu pour le retrait de l’amendement en question, Alexandre Leduc, reconnaît que les honoraires sont trop faibles et que les assureurs privés paient le prix. Conscient de cette réalité, le pharmacien martèle que ce n’est pas à sa profession d’en assumer le coût.

Adopté en novembre 2024, le projet de loi 67 modifie le Code des professions au Québec pour élargir l’autonomie et les champs de pratique des pharmaciens et d’autres professionnels de la santé. « Ça prend le financement nécessaire pour en faire plus pour la population », soutient Marie-Philippe Pellerin, soutenue par son collègue.

« Ça reste au conditionnel et on reste prudent même si on a poussé un soupir de soulagement », conclut le pharmacien. « Il y a encore beaucoup de travail à faire ».