Écoles vétustes : « pas d’omerta », mais pas d’entrevue au CSSDC
Date : 3 avr. (4H50)
M. Forgues a pourtant participé au récent documentaire Écoles sous pression dans lequel l’animateur Ricardo Larrivée fait état de la décrépitude du parc immobilier scolaire à travers le Québec. M. Forgues y agissait à titre de porte-parole de la Commission professionnelle des services des ressources matérielles.
« Un directeur des ressources matérielles, c’est responsable de l’entretien et réparation des bâtiments, des projets de construction, d’agrandissement et les approvisionnements », a-t-il indiqué à M. Larrivée dans le reportage. C’est donc dire que Jérémi Forgues était la personne toute désignée pour informer la population charlevoisienne de l’état de ses écoles.
Ce dernier a d’ailleurs reçu notre demande d’entrevue avec enthousiasme, mais devait obtenir l’approbation du CSSDC avant de procéder. Notre demande a donc été transférée.
« Malgré ce qui est mentionné dans le documentaire Écoles sous pression, il n’y a pas d’omerta chez nous ! Cependant, avant de prendre la parole sur la place publique, nous nous assurons d’avoir quelque chose de pertinent à ajouter », nous répond toutefois Michèle Moreau, directrice du service des communications au CSSDC.
« Sur la question des investissements dans les infrastructures du réseau scolaire, nous appuyons les représentations qui sont faites au niveau provincial, particulièrement les demandes pour une meilleure prévisibilité et une plus grande souplesse, et n’avons rien à ajouter. Nous déclinons donc la demande d’entrevue sur le sujet », conclut-elle.
Jérémi Forgues a effectivement indiqué qu’il serait possible de « faire mieux » avec plus de prévisibilité dans l’attribution de l’enveloppe annuelle à l’entretien ou la bonification des infrastructures scolaires. « Aujourd’hui, je ne sais pas quelle enveloppe je vais avoir pour les travaux que je vais réaliser l’été prochain », a-t-il déclaré à Ricardo Larrivée.
Le reportage levait aussi le voile sur l’« omerta » qui règne dans les écoles, notamment chez les professeurs par l’imposition d’un code d’éthique strict. Plusieurs n’ont pas souhaité témoigner dans le cadre de l’enquête par crainte de représailles. L’accès aux écoles fut également refusé à l’équipe de tournage.

