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Pornographie juvénile et voyeurisme : 3 ans de prison pour Alexis Tremblay

Écrit par Emma Jaquet Date : 22 avr. (15H48)
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Alexis Tremblay a écopé d’une peine de 3 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de possession, distribution et production de pornographie juvénile et de voyeurisme.

Les avocats de la Couronne et de la défense ont proposé une suggestion commune à la juge Marie-Claude Gilbert qui l’a entérinée jugeant la sentence « dans la fourchette des peines ».

Alexis Tremblay sera également inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années en plus de devoir respecter plusieurs conditions pour 10 ans. Il lui sera entre autres interdit d’utiliser internet et les réseaux sociaux, de se trouver dans certains lieux publics et d’être en contact avec des personnes de moins de 16 ans ainsi que d’avoir une fonction en présence de mineurs.

La Couronne a fait valoir des facteurs aggravants comme la gravité des effractions, l’abus de confiance, le jeune âge des victimes et la longue période infractionnelle. « Ça a chamboulé leur vie, leur entourage », a soutenu Me Louis-Philippe Dion ajoutant que les victimes n’ont pas souhaité se faire entendre jugeant la situation difficile. L’avocat a également souligné le risque de récidive moyenne, selon le rapport présentenciel.

Il accorde toutefois des facteurs atténuants à l’accusé comme sa collaboration tout au long du processus judiciaire et sa remise en question.

L’avocate de l’accusé, Me Audrey Couture, a abondé dans le même sens précisant que son client n’avait pas d’antécédents judiciaires et qu’il reconnaissant sa problématique. « Il a avoué beaucoup plus que ce pour quoi il avait été enquêté », a-t-elle souligné.

Alexis Tremblay a également procédé à de nombreuses thérapies durant deux ans.

Dans sa décision, la juge Gilbert a évoqué le rapport et l’évaluation sexologique les qualifiant de « positifs » alors que l’accusé a montré un désir d’être clair avec sa problématique.

En début de séance, Alexis Tremblay a lu une lettre s’excusant auprès des victimes et affirmant regretter ses gestes « sans me soucier des conséquences ». Il a soutenu que cette situation l’avait également impacté dans son travail et sa famille. « Sachez que votre haine et votre frustration sont légitimes », a-t-il déclaré.

« Le jour de mon arrestation, j’ai décidé de collaborer, d’affronter mes démons », a ajouté l’accusé. « J’ai espoir qu’à la fin du processus, je serais capable de me regarder dans le miroir ». « Je vous souhaite de retrouver la joie de vivre », a conclu Alexis Tremblay.

Il faisait face à 8 chefs d’accusation.

Photo : archives