Capitale-Nationale : l’UPA supporte la pétition citoyenne
Date : 5 mai. (4H40)
« Il faut prendre le temps de l’analyser. Pour les producteurs de Charlevoix, d’être reconnue comme une région périphérique, ce serait extrêmement bénéfique », nous dit le président Yves Laurencelle, qui milite depuis maintenant quatre ans à l’obtention d’une telle reconnaissance auprès du ministère de l’Agriculture.
Il faut dire qu’il y a presque un an jour pour jour, les producteurs porcins de Charlevoix rencontraient la députée Kariane Bourassa pour dénoncer l’inégalité dans la distribution des compensations offertes par l’Assurance Stabilisation du Revenu Agricole (ASRA), qui ne reconnaît pas les coûts supplémentaires qu’engendrent les réalités régionales. Avant cela, les agriculteurs manifestaient dans les rues de La Malbaie.
Ces revendications n’ont rien changé au final. Pour preuve, en janvier dernier, le programme AgroPerformance du gouvernement du Québec donnait priorité aux régions périphériques, empêchant les producteurs d’ici d’accéder à des fonds pour adopter des technologies visant à améliorer la productivité des entreprises et lutter contre les changements climatiques. Les 24 millions de dollars prévus à l’enveloppe se sont écoulés en seulement 6 minutes, forçant le ministère à débloquer 6 millions de plus pour répondre à la demande.
« On aurait tout à gagner pour les agriculteurs de Charlevoix », résume Yves Laurencelle :
Mentionnons que les agriculteurs de région administrative à proximité, soit celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord, sont considérés en régions éloignées. L’UPA Capitale-Nationale-Côte-Nord compte transmettre un mémo à ses membres pour qu’ils signent la pétition.
Rappelons qu’une pétition citoyenne a été lancée la semaine dernière pour réclamer une étude sur les avantages et les désavantages pour Charlevoix de demeurer dans la Capitale-Nationale. Elle est disponible dans la plupart des stations-service de la région.

