Dossier Diatta : aucune marge de manœuvre pour Gabriel Hardy
Date : 22 mai. (12H27)
À savoir s’il avait approché la ministre Diab, M. Hardy ne se défile pas. « Absolument pas », a-t-il répondu au Grand Réveil de Charlevoix ce matin. Le député insiste toutefois sur le fait que le court délai avec lequel il devait travailler, lui qui n’a été informé du dossier de M. Diatta qu’au début du mois, lui laissait trop peu de temps pour en prendre entièrement connaissance.
« Le député potentiellement aurait pu faire quelque chose si je l’avais su des mois d’avance et j’aurais pu vraiment rentrer dans le dossier, comprendre et peut-être essayer de changer la donne », ajoute-t-il :
« Encore une fois si y’a six où il y a eu des refus, il y a des raisons », contrebalance Gabriel Hardy sur le dossier de M. Diatta, qu’il qualifie tout de même de « drame humain terrible ».
Le député a d’ailleurs pointé, comme il l’avait fait hier interpellé par notre équipe, les politiques d’immigration du Parti libéral du Canada, qui permet à des migrants de se bâtir carrément une vie et à demeurer sur le territoire des années après le refus de leur requête, comme ce fût le cas pour M. Diatta. Selon lui, il s’agit notamment d’une question de respect pour ces individus :
Patrick Reduron, agent de liaison au Service d’Accueil des Nouveaux Arrivants (SANA) était également sur nos ondes ce matin pour « boucler la boucle » de cette situation. Il a qualifié M. Diatta de « modèle » d’une intégration réussie au Québec.
Ce dernier a officiellement quitté pour le Sénégal, laissant derrière sa femme Saly Diatta, également préposé aux bénéficiaires à Baie-Saint-Paul, et leur fils Pierre-Alphonse Diatta.

