Peupliers Charlevoix, un nouvel organisme pour faire de la région un territoire bioconnecté
Date : 27 mai. (4H40)
L’organisme souhaite mettre de l’avant les richesses scientifiques, naturelles et humaines de la région à travers une approche reliant la santé des humains, des animaux, des plantes et des écosystèmes.
Peupliers Charlevoix comptait à l’origine mettre en valeur le mont des Éboulements. Toutefois, une réorientation s’est imposée pour inclure l’ensemble la région, comme l’explique Luc Provost, cofondateur et président. Les membres de l’organisme y sont allés avec un processus innovant d’un point de vue de la recherche scientifique.
« Qu’est-ce qui fait qu’on a de si beaux paysages, qu’on produit de la nourriture et que l’économie fonctionne », illustre Luc Provost. C’est de ces questions que le groupe est parti à la rencontre de chercheurs de l’Université Laval pour élaborer un projet de recherche. Peupliers Charlevoix s’intéresse au développement et à la recherche de solutions concrètes.
En souhaitant devenir un territoire bioconnecté, l’organisme veut recréer une connectivité avec la nature. « Il faut des fois rendre visible ce qui est invisible », croit Luc Provost. « Je pense que c’est loin d’être fou. C’est solide. On en a eu la preuve », ajoute-t-il précisant que des bailleurs de fonds ont approuvé la démarche de Peupliers Charlevoix. « On s’inscrit dans un mouvement mondial où les citoyens se prennent en main pour innover et faire les choses différemment ».
L’organisme donnera le coup d’envoi de ses activités le 30 mai avec la démonstration de rhizoboîtes communautaires, un dispositif permettant d’analyser les racines et de produire des données pour les agriculteurs, les scientifiques et les citoyens. « Au lieu de garder ça dans les laboratoires universitaires, on va les partager avec la population », soutient Luc Provost.
Un lancement officiel aura lieu le 5 juin à la Grande salle des Éboulements avec des activités de cocréation. Les « Mercredis du Faire », de juillet à octobre, aborderont les thématiques suivantes : la fermentation, la biobanque des microbiomes, la filière du grain et du pain ainsi que le prototypage de solutions territoriales.
L’organisme a également une douzaine d’autres partenaires du Québec et de Charlevoix qui les accompagne. Un volet international a aussi vu le jour avec un partenariat avec l’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti avec comme objectif de créer un deuxième territoire bioconnecté au nord du pays.
« C’est le début de quelque chose, parce qu’il y a d’autres chercheurs qui vont venir dans la région, notamment avec l’arrivée de l’INRS », estime Luc Provost.
Photo : Facebook – Peupliers Charlevoix

