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Quai à Gros-Cacouna : des travaux à prévoir pour Saint-Siméon

Écrit par Emma Jaquet Date : 2 juin. (7H00)
À la une Saint-Siméon
La Société des traversiers du Québec (STQ) a tenu une consultation publique lundi soir à Saint-Siméon pour le dossier du déménagement du quai de Rivière-du-Loup vers Gros-Cacouna. Une quinzaine de citoyens étaient présents pour participer à un atelier.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’étude d’impact environnemental de la future relocalisation, Québec ayant choisi de déplacer le quai en raison d’importants travaux de dragage année après année à Rivière-du-Loup, dans l’habitat essentiel du béluga. La STQ a aussi pris en considération la fin de vie utile du NM Trans St-Laurent qui sera d’ailleurs remplacé par le NM Saaremaa I. Toutefois, le quai de Rivière-du-Loup à une profondeur d’eau non suffisante pour ce type de propulsion.

Trois sites ont été évalués, soit Rivière-du-Loup, Gros-Cacouna secteur nord-est et secteur sud-ouest. C’est la seconde option qui a été retenue, les coûts et la durée des travaux étant moindres. Si l’on compare Rivière-du-Loup et Gros-Cacouna secteur nord-est, les coûts s’élevaient à 665 M$ pour l’un et 176 M$ pour l’autre. On passe également de 48 mois de travaux à 24 mois. L’option du nord-est de Gros-Cacouna permettrait possiblement la prolongation de service saisonnier en raison, notamment, d’un sol performant à forte capacité portante et d’un bassin calme et accessible.

Des travaux pour Saint-Siméon

Les infrastructures portuaires du quai de Saint-Siméon seront modernisées pour réduire les interventions à long terme, mais aussi pour s’adapter aux dimensions du NM Saaremaa I et un autre navire de relève et ajuster le système de défense du quai. Les travaux comprendront l’aménagement d’un accès pour les piétons et la réduction de la pente d’embarquement. On peut estimer les travaux à près de 25 M$, d’après le porte-parole à la STQ, Bruno Verreault. Le trajet sera également prolongé de 2o minutes.

Il faut mentionner que le NM Saaremaa I pourra accueillir plus de passagers. Environ 600 passagers seront admissibles contre 365 avec le NM Trans St-Laurent. 110 voitures pourront embarquer sur le Saaremaa I alors que le NM Trans St-Laurent en accueillait 100. 12 camions pourront embarquer sur le nouveau navire, le double que sur l’ancien navire.

Quant au futur terminal de Gros-Cacouna comprendra une rampe d’embarquement, une aire d’attente et des stationnements, une gare fluviale, un entrepôt multifonctionnel et des installations mécaniques et techniques.

Bruno Verreault constate un intérêt, autant du côté de Saint-Siméon que Gros-Cacouna, pour le développement quatre saisons avec un potentiel de prolonger la saison de la traverse via les nouvelles installations. « On parle de motoneiges, le vtt aussi. Du côté de Charlevoix, il y a le nouveau parc national qui s’en vient », illustre-t-il en entrevue avec les médias locaux.

La Société québécoise des infrastructures (SQI) a été mandatée dans ce dossier. Selon l’organisation, les travaux pourraient commencer en 2029 pour une mise en service en 2031. .

L’environnement étudié en long et en large

Une douzaine d’enjeux seront considérés pour l’étude d’impact environnemental comme la protection du béluga, la conservation des ressources en eau, le maintien de la qualité de vie et économique des secteurs touchés et l’accessibilité sociale du projet, notamment.

Plus largement, une quarantaine d’études seraient en cours de réalisation. Elles cibleront les milieux biologiques aquatiques et terrestres, les milieux physique et humain et les espèces à statut. L’étude d’impact environnemental pourrait ensuite faire l’objet d’une analyse environnementale ou d’un BAPE.

La STQ prévoit, pour cette première phase du projet, l’explication de l’étude d’impact et l’identification des enjeux à documenter pour l’étude. Le premier concept du projet sera présenté à l’automne incluant la collecte de préoccupations et l’identification de mesures d’atténuation. La phase 3 du projet, à l’été 2027, permettra la présentation des plans et des prochaines étapes.

Photo : courtoisie