Déménagement des quais : Kariane Bourassa réclamera les impacts économiques dans le dossier d’opportunité
Date : 10 juil. (12H46)
La députée et ministre Kariane Bourassa a indiqué que les données recueillies permettront d’obtenir un portrait clair de la capacité réelle du secteur à accueillir une telle infrastructure et pourraient éventuellement mener au déménagement du quai de Saint-Joseph-de-la-Rive vers Baie-Saint-Paul, une demande formulée à maintes reprises par la communauté insulaire depuis le début du processus.
En pleine conférence de presse, des conseillers municipaux ont même ressenti le besoin d’intervenir durant la période de questions destinée aux médias afin de réclamer que les impacts économiques d’une telle route soient pris en compte dans l’étude de faisabilité. La ministre Bourassa a toutefois répondu qu’elle voyait plutôt cette analyse être intégrée au dossier d’opportunité.
Cette réponse a déplu au maire Christyan Dufour, qui soutient que l’avenir de sa municipalité et de ses entreprises passe par le secteur de Cap au Diable. Du côté des entrepreneurs, plusieurs auraient souhaité obtenir davantage de garanties à cette étape du processus.
Sur les ondes de CIHO FM Charlevoix, la députée Bourassa s’est toutefois montrée rassurante, affirmant qu’elle entend militer pour que les impacts économiques soient analysés par la Société des traversiers du Québec lors de la relance du dossier d’opportunité, probablement en 2027.
Des élus des Éboulements se sont également interrogés sur la possibilité de mener une étude similaire concernant la réouverture de la côte à Godin. La députée a toutefois précisé que l’annonce effectuée cette semaine ne concernait pas cet enjeu. Le maire des Éboulements a cependant quelque peu justifié la décision du gouvernement dans ce dossier.
« Pour rouvrir la côte à Godin, ce ne sera pas dans sa forme actuelle. C’est un dossier extrêmement complexe; on parle de millions de dollars et la municipalité n’a pas les moyens d’en assumer la responsabilité. Évidemment, si les quais sont finalement maintenus à Saint-Joseph-de-la-Rive, nous aurons un argument supplémentaire pour faire avancer le dossier. Toutefois, si un quai est aménagé à Cap au Diable, cela change complètement la donne. Mais tout cela se situe encore à plusieurs années d’échéance », a-t-il déclaré.

