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Charcuterie Charlevoisienne confiante de reprendre ses activités sous peu

Écrit par Nathaniel Pouliot Date : 28 juil. (12H17)
À la une Saint-Urbain
Au cours des deux dernières semaines, la Charcuterie Charlevoisienne a vécu le cauchemar de toute usine de production agroalimentaire : deux rappels visant certains de ses produits ont été émis par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Depuis quelques mois, l’entreprise fait partie du programme fédéral qui lui permet de vendre ses produits partout au Canada et de produire pour d’autres entreprises. Cette certification s’accompagne de normes différentes de celles du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). L’entreprise doit notamment transmettre chaque mois des échantillons de viande ainsi que des prélèvements effectués sur son équipement pour des analyses en laboratoire.

Les plus récents résultats ont révélé la présence de traces de la bactérie Listeria, souvent considérée comme le pire ennemi de l’industrie de la charcuterie. À la suite de cette découverte, l’ACIA a suspendu les activités de l’usine par mesure préventive et a émis un premier rappel de produits.

Gabrielle Tremblay, copropriétaire et directrice des ventes à la Charcuterie Charlevoisienne, soutient que cette bactérie peut se développer même dans des environnements salubres. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un problème d’hygiène et que ce type de situation est relativement fréquent dans les usines de transformation agroalimentaire.

Mme Tremblay affirme que l’entreprise met actuellement en œuvre toutes les mesures nécessaires afin d’éradiquer la bactérie. Elle précise que l’usine dispose d’un délai de trois mois pour démontrer qu’elle a éliminé le problème. Pour retrouver sa certification, l’entreprise devra réussir une séquence de cinq jours de production normale sans qu’aucune trace de Listeria ne soit détectée, chose qu’elle espère accomplir sous peu :

Gabrielle Tremblay explique également que les exigences de l’ACIA sont beaucoup plus strictes que celles du MAPAQ. Elle souligne que l’entreprise conserve toujours son permis provincial et se dit certaine que les activités pourront reprendre normalement d’ici quelques semaines. « Nous travaillons sans relâche pour régler la situation », assure-t-elle.

N’empêche que cette épreuve en est une dure pour l’entreprise familiale de Saint-Urbain. Ses pertes atteignent les centaines de milliers de dollars actuellement et sa réputation est atteinte, même si la région de Charlevoix s’est rangée derrière avec plusieurs messages de soutien dans les derniers jours sur les réseaux sociaux. Malgré tout cela, Charcuterie Charlevoisienne compte se relever et poursuivre son association avec l’ACIA :

Rappelons que la Charcuterie Charlevoisienne n’est pas la seule entreprise à avoir fait l’objet d’un tel rappel. L’entreprise Joe Smoked Meat a également été visée par une mesure semblable.

Pour l’entrevue complète de Gabrielle Tremblay à l’émission du Grand réveil de Charlevoix mardi matin, cliquez ici.