Charlevoix-Côte-de-Beaupré : le passé de François Gariépy refait surface
Date : 21 août. (9H00)
La présidente du Conseil du Trésor, France-Élaine Duranceau, vient de réagir à certains propos tenus par M. Gariépy lorsqu’il était à l’emploi de son ancien employeur.
« Je suis outrée! Le candidat du Parti québécois dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, François Gariépy, est disgracieux », écrit-elle sur le réseau social X, vendredi matin.
Dans l’extrait en question, on peut entendre le candidat du Parti québécois partager son dédain pour la plateforme OnlyFans. On peut notamment l’entendre à la fin de l’extrait, alors qu’il tentait d’expliquer que les modèles d’OnlyFans se font exploiter par la plateforme, acquiescer à la proposition de son collègue selon laquelle « elles se font fourrer :
« Il semble trouver un plaisir vicieux à étaler sur la place publique ses impressions sur l’industrie de la pornographie ou à participer à des podcasts misogynes où il se moque des femmes de 55 ans et plus, qu’il qualifie de “grannies” », poursuit Mme Duranceau, faisant notamment référence à des articles de François Gariépy publiés il y a plus de 15 ans dans le média numérique Urbania, dont les titres peuvent surprendre.
« J’espère que son chef va nous expliquer comment un tel candidat a pu aboutir dans sa formation politique. Lui qui cherche à faire du Québec un pays, il nous met définitivement de l’avant des modèles inspirants », conclut son message.
Chronique tranchante dans le Journal de Montréal
Ce n’est pas seulement France-Élaine Duranceau qui s’en prend à François Gariépy ce vendredi. La journaliste Karine Gagnon signe une chronique cinglante intitulée « Comté de Charlevoix–Côte-de-Beaupré : passer de Pauline Marois à Monsieur Radio X… ».
« Depuis des mois, le PQ prétend crouler sous les candidatures, mais n’a pu trouver mieux que de présenter un gars de Radio X dans un comté phare », écrit la chroniqueuse d’entrée de jeu.
« Un comté qui, sous la bannière péquiste, a été représenté par Pauline Marois, grande politicienne et première femme première ministre du Québec », poursuit-elle.
Karine Gagnon déplore un aspect « électoraliste » de cette nomination, « manie qu’a souvent reprochée M. St-Pierre Plamondon au gouvernement Legault », peut-on lire.
« Imaginez s’il fallait qu’il devienne le seul élu péquiste dans la région – un scénario plausible – et que le PQ forme le prochain gouvernement. Il deviendrait ministre responsable de la Capitale-Nationale? Cette candidature porte à cinq le nombre d’ex-collègues de Radio X qui se présentent sur les rives nord et sud de Québec. L’appétit pour des candidats polarisants est inquiétant », conclut Karine Gagnon.
Aucun commentaire de l’exécutif du PQ dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré
Le FM Charlevoix a tenté d’obtenir les commentaires de l’exécutif du Parti québécois dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré à la suite de l’annonce de la candidature de François Gariépy. « Nous, on n’a pas de commentaire sur le sujet », nous a simplement répondu son président, Patrick Côté.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs Charlevoisiens ont toutefois exprimé leur incrédulité devant le choix du PQ. « Moi, je pense que c’est une journée sombre pour Charlevoix. D’une souverainiste accomplie qui doute de son parti maintenant », a notamment écrit une ancienne représentante politique dans la circonscription.
Le FM Charlevoix doit accueillir en entrevue le candidat péquiste au Grand réveil de Charlevoix la semaine prochaine.

