Trampoline au sommet des Morios : à ne pas reproduire, dit la Région de biosphère
Date : 28 août. (12H23)
Félix Cadorette, fondateur du groupe Dehors Québec, a transporté avec six autres amis les pièces nécessaires à la construction d’un trampoline au sommet du mont des Morios.
« Un nouveau défi » que s’était lancé le groupe, qui a déjà réussi à créer une tyrolienne sur une montagne, nous a confié le principal intéressé vendredi matin au Grand Réveil de Charlevoix. « À chaque fois, je me demande c’est quoi la prochaine étape », a ajouté l’amateur de randonnée.
Même s’il affirme être au fait des bonnes pratiques à adopter en sentier et martèle avoir placé le trampoline sur un sol rocailleux, l’expérience n’a toutefois pas plu à tous les internautes, ni aux regroupements charlevoisiens œuvrant dans les sentiers de la région.
Que ce soit GUEPE Charlevoix, Sentier Québec-Charlevoix ou la Région de la biosphère de Charlevoix, aucune de ces organisations ne recommande ce genre de pratique sur les sommets subalpins fragiles de Charlevoix.
Amélie Adam, responsable de la conservation à la Région de la biosphère de Charlevoix, rappelle que les écosystèmes subalpins composent moins de 1 % du territoire et qu’ils sont presque tous traversés par des sentiers pédestres, « une chance », selon elle.
« De se placer sur un cran rocheux et pas sur de la végétation, ramener le trampoline en bas, c’est louable, mais idéalement, ne pas amener de trampoline au sommet d’une montagne », dit-elle :
Rappelons que les écosystèmes subalpins font partie intégrante du plan de conservation régional établi par les différents organismes de la région.
Pas plus tard que la semaine dernière, la Région de la biosphère de Charlevoix, en collaboration avec l’association Pieds des Monts, était sur le terrain pour recenser les zones de piétinement, de camping et les « sentiers informels » au sommet, afin de procéder à des aménagements plus respectueux du secteur.
« On a établi plus d’une centaine de zones de piétinement », souligne Amélie Adam, ce qui constitue une réelle problématique.
En ce sens, un guide comptabilise actuellement les allées et venues des randonneurs sur ce même sentier afin de calculer la capacité de support de ce sommet.

