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Le Syndicat du papier de Clermont demande aux candidats de défendre le chemin de fer

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 14 sep. (5H00)
À la une Clermont
Après le Groupe Sentier de la Rive la semaine dernière, c’est maintenant au Syndicat des travailleurs et des travailleuses du papier de Clermont (CSN) de publier une lettre ouverte destinée aux candidats dans le cadre des élections provinciales.

Contrairement aux militants qui réclament une piste multifonctionnelle sur l’emprise du chemin de fer de Charlevoix, les travailleurs syndiqués de l’usine Domtar demandent le maintien de l’infrastructure ferroviaire afin de contribuer à assurer la pérennité de l’entreprise à Clermont.

Éric Marinoff, président du syndicat, estime qu’il y a « urgence » dans ce dossier. Dans une longue lettre transmise aux médias, il souligne que la Table des maires de la MRC de Charlevoix-Est se penche activement sur des solutions, notamment par une étude visant à évaluer les infrastructures actuelles du territoire et le potentiel économique d’un retour du transport de marchandises par train.

« Pendant ce temps, certains préféreraient enlever les rails pour les remplacer par une piste cyclable. Un sondage pratiquement international aurait récolté quelque 1 500 signatures, de Rivière-Malbaie jusqu’en Abitibi. J’aurais bien ajouté Hong Kong, mais loin de moi l’idée de faire des quolibets », écrit-il.

Le président du syndicat demande donc aux candidats dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré de prendre des « engagements clairs » concernant la modernisation du régime forestier, la mise en place d’une table de concertation régionale « réunissant gouvernement, industrie, syndicat, travailleurs et acteurs forestiers », ainsi que la protection du corridor ferroviaire et le retour du transport de marchandises dans Charlevoix.

« Si demain matin l’usine de Clermont disparaît, c’est plus de 10 % du budget de la Ville qui disparaît avec elle. Est-ce assez important pour prendre action avant qu’il soit trop tard ? », ajoute M. Marinoff.

« L’économie de Charlevoix ne peut pas reposer éternellement presque uniquement sur le tourisme. Nos industries, nos travailleurs et nos communautés méritent eux aussi une vision à long terme. On veut du concret ! », conclut-il.

Éric Marinoff sera en entrevue sur nos ondes à 8 h 15 lundi matin.