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« Je n’ai jamais vu ça » : hausse d’aînés en situation d’instabilité résidentielle

Écrit par Louis-André Jalbert, IJL – CIHO FM Charlevoix Date : 22 sep. (5H00)
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Les organismes communautaires de Charlevoix sont sursollicités depuis maintenant quatre ans, notamment dans les secteurs de l’aide alimentaire et de l’aide au logement.

En pleine campagne électorale provinciale, ces organismes profitent de l’occasion pour réitérer leurs revendications, dans l’espoir de trouver une oreille attentive auprès des différents partis, notamment celui qui formera le prochain gouvernement.

Mais la directrice générale du Centre communautaire Pro-Santé, Annie Bouchard, souhaite aujourd’hui tirer la sonnette d’alarme sur une problématique qu’elle dit observer de plus en plus dans le cadre de ses fonctions : les demandes d’aide provenant d’aînés en situation d’instabilité résidentielle.

« On le voit sur le terrain, c’est flagrant », affirme-t-elle, à l’aube d’un débat sur nos ondes mercredi et d’une rencontre entre les organismes communautaires et les candidats de la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, jeudi.

Selon Mme Bouchard, contrairement à d’autres situations d’instabilité résidentielle, les difficultés vécues par ces aînés seraient principalement liées à leurs revenus, plutôt qu’à des problèmes de consommation ou de santé mentale.

Avec le vieillissement de la population et la hausse du coût de la vie, elle estime qu’il faudra trouver des solutions rapidement pour éviter que la situation ne s’aggrave :

Annie Bouchard s’inquiète d’autant plus qu’elle dit n’avoir jamais vu autant d’aînés avoir recours aux services du Centre communautaire Pro-Santé qu’au cours des deux dernières années, et ce, après 20 ans de carrière.

Parmi les enjeux qu’elle identifie, elle cite notamment la hausse du coût des logements, mais aussi des revenus de retraite qui, selon elle, ne suivent pas la hausse réelle du coût de la vie.

Elle constate notamment une augmentation des demandes auprès de la banque alimentaire du centre communautaire.

« On avait quelques cas avant, mais maintenant, on note vraiment une recrudescence. C’est une bonne portion de notre clientèle qui a recours, entre autres, à notre banque alimentaire », affirme Annie Bouchard.