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Début de procès en novembre pour les Métis

Ce processus judiciaire prend sa source dans le jugement de la cour fédérale rendu en début d’année octroyant aux Métis les mêmes droits que les Indiens. Par contre, ces droits ne peuvent s’appliquer au Québec puisqu’aucune nation métisse n’est juridiquement reconnue. Charlevoix compte près d’un millier de Métis sur son territoire. 28 000 demeurent au Québec.

(Crédit photo : Le Quotidien)

René Tremblay, porte-parole de la Communauté Métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan, se réjouit de voir enfin un possible dénouement en 2014.

« C’est un accomplissement d’arriver enfin là. C’est toujours long le processus judiciaire et on ne peut pas faire vite et bien. Nous sommes par contre heureux que nous experts puissent s’exprimer devant la cour », affirme-t-il.

La cause sera entendue au Palais de Justice de Chicoutimi et nécessitera 57 jours d’audience. La fin des procédures est prévue en juin 2014.

René Tremblay rappelle aussi le litige initial qui a poussé les Métis à exiger une reconnaissance officielle.

« L’objet de la cause c’est l’existence de camps en forêt, les « campes », maintenus sans bail gouvernemental. Québec dit non. Ce sont les mêmes droits que les Amérindiens que nous réclamons. Ils peuvent maintenir des « campes » sans bail, mais pour les Métis Québec dit qu’il faut les brûler car nous n’avons pas le droit », souligne-t-il.

Le but ultime des Métis est de prouver qu’au moment de l’implantation de l’État moderne, vers 1850, les Métis étaient déjà une communauté distincte des Amérindiens et des Blancs.