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Découvrir l’arrivée des Britanniques dans Charlevoix en 1759

L’auteur Christian Harvey a voulu renouveler l’intérêt pour ce pan de notre histoire locale, le dernier ouvrage sur Charlevoix remontant à 1984. Le livre se concentre du 27 mai 1759, soit l’arrivée des Britanniques à l’Isle-aux-Coudres, jusqu’au 26 juin 1759. Menés par le général Wolfe, 13 500 militaires anglais ont quitté Louisbourg en Nouvelle-Écosse, à bord de bateaux à voile pour prendre Québec.

« À l’époque, on n’a pas de sonar ou d’appareils pour naviguer facilement ou de la cartographie. À partir du Cap-aux-Oies jusqu’à l’île d’Orléans, la navigation est très dangereuse sur le fleuve et le long des côtes à cause des hautfonds et des marées. Les Canadiens-français croyaient que la colonie était imprenable à cause de cela et que les Anglais ne pourraient dépasser l’Isle-aux-Coudres », explique-t-il.

À leur arrivée à l’Isle, les Britanniques font le sondage des eaux pour évaluer la profondeur du fleuve en vue de l’attaque sur Québec. Pendant ce temps, la résistance charlevoisienne s’organise.

« La première action des forces britanniques a été de prendre l’Isle-aux-Coudres, car elle permettait de contrôler la navigation sur le St-Laurent. Les résidents de Petite-Rivière-St-François, Les Éboulements et l’Isle-aux-Coudres se sont rassemblés dans des cabanes à Baie-St-Paul pour se protéger », souligne-t-il.

Une guérilla effective des miliciens canadiens-français de Charlevoix a permis d’harceler les forces anglaises qui se sont finalement vengées en août 1759, brûlant une cinquantaine de maisons de Baie-St-Paul, comme sur la Côte du Sud. L’ancêtre Charles Desmeules y a d’ailleurs péri. D’autres morts ont ponctué l’occupation britannique dans Charlevoix.

Le navigateur James Cook, ayant exploré l’Antarctique, était aussi de l’invasion pour cartographier Charlevoix et les marées du fleuve.

Le livre « La Conquête anglaise vue de Charlevoix » est disponible à la Société d’histoire de Charlevoix.