General Cable ferme son usine de La Malbaie
Les raisons invoquées sont les coûts de transport et une prévision des baisses de commandes pour les 3 prochaines années. « Rien ne laissait croire à cette décision », indique François Tremblay, président du syndicat des travailleurs de l’usine qui encaisse le coup, comme les autres travailleurs. « On accueille très mal la nouvelle. L’entreprise nous dit que le marché ne sera pas là d’ici les trois prochaines années. La compagnie a fait beaucoup d’acquisitions dernièrement, elle possède beaucoup d’usines qu’elle doit faire marcher. Les carnets de commandes ne sont pas là en ce moment. Nous sommes sacrifiés à cause des couts de transports parce que nous sommes loin, apparemment. On ne l’a pas vu venir. » se désole le président.
En 2011, le syndicat avait convaincu la compagnie de l’efficacité de l’usine en produisant une étude de faisabilité. Trois ans plus tard, la compagnie tire des conclusions différentes.
General Cable n’a pas dit qu’elle procéderait au démantèlement de son usine. Elle n’a pas non plus promis des emplois aux travailleurs dans ses deux autres usines du Québec.
Le maire de La Malbaie, Michel Couturier, parle d’une « très mauvaise nouvelle ». Il ajoute que « c’est une autre bombe qui tombe sur notre région qui est déjà économiquement éprouvée ». Il veut réunir les partenaires du milieu avant de commenter davantage et souhaite étudier les possibilités qui peuvent exister.
Au bureau de Pauline Marois, première ministre du Québec et députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, on dit être « activement sur le dossier». La chef du gouvernement tente d’avoir des réponses auprès de la compagnie.
« C'est très triste. Mes pensées vont tout d'abord aux travailleurs et à leurs familles. Je crois sincèrement que la deuxième et la troisième transformation ont leur place pour l'avenir de nos régions », a commenté le député Jonathan Tremblay.
L’usine a ouvert ses portes en 1964. René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles du gouvernement de Jean Lesage, s’était fortement impliqué dans cette implantation de la compagnie Reynolds. Cette dernière garde l’usine jusqu’en 1992. Elle passe ensuite aux mains de Phillips Cables qui devient BICC Cable. Depuis en 1999, elle est détenue par General Cable.
