Jean Gauguet-Larouche honoré par la Société d’histoire
C’est en présence de plusieurs artistes l’ayant côtoyé et connu que l’ouvrage a été présenté par son auteur et président de la SHC, Serge Gauthier.
Ses frères, Clément et André Larouche
Né Jean-Marie Larouche en 1935, il œuvre d’abord comme ouvrier forestier, marin et boucher, mais c’est lorsque sa famille déménage à Montréal qu’il s’ouvre sur le monde des arts dans les années 1960.
« Malgré sa faible éducation, il pouvait rentrer à l’École des Beaux-Arts, ce qui ne serait pas possible aujourd’hui. Il a été le 1er artiste québécois a présenté au Musée d’art contemporain de Montréal en 1965. Ces œuvres étaient dans les arbres et étaient parfois sonores. À Alma, une de ses œuvres était si assourdissantes qu’on a éliminé le son sur cette dernière », dit Serge Gauthier.
Il prend le nom d’artiste de Gauguet et crée, entre autres, le chaînon se retrouvant sur le logo de la CSN. Il ne recevra jamais le crédit ni d’argent pour cette œuvre. Contestataire et défenseur du patrimoine et du bien-être des artistes, certaines défaites l’ont détruit.
« Il voulait protéger l’îlot des Voltigeurs contre le maire Jean Drapeau qui voulait la détruire pour en faire une route. Il perd sa bataille et la maison est démolie. Après cela, il est blessé et son œuvre est arrêtée à partir de 1973. Il revient dans Charlevoix dans une vieille maison appartenant à sa mère et on l’a un peu oublié », mentionne-t-il.
Anne-Marie Asselin
La loi du 1% dédié aux œuvres dans les bâtiments publics lui est attribuée en partie, tout comme la loi du bien culturel.
Anne-Marie Asselin, la cousine de Jean Gauguet-Larouche, était très proche de l’artiste. Amie d’enfance et l’ayant hébergé à son retour à St-Siméon, elle relate son admiration pour l’homme.
« C’était mon ami, mon frère, mon idole. Il était vrai, authentique, pur, incompris. C’était un visionnaire! », dit-elle.
Jean Gauguet-Larouche est également derrière l’inscription en fer forgée à l’entrée du Domaine Forget

