La clôture à grande faune en arrache
(6h00) Érigée en 2007, sur une distance de 7 kilomètres le long de la route 138, dans les caps sur le territoire de la municipalité de Petite-Rivière-Saint-François, la clôture à grande faune est assez forte pour les cervidés, mais pas assez pour la neige.
L’installation qui a coûté plus de 1,1 M$ a cédé à plusieurs endroits. Le fil de fer et des joints ont cassé sur la structure de 3 mètres de hauteur.
Une source proche du dossier nous a confié que la principale faiblesse serait sa fragilité à la neige. L’insuffisance de tension sur les sections de la clôture pourrait être un élément permettant d’expliquer l’affaiblissement de l’installation, dit cette même personne.
La barrière, l’une des premières du genre au Québec, a été récemment inspectée par des ingénieurs et techniciens du ministère des Transports.
Il faut reconnaitre que dans les caps, il tombe bien souvent deux fois plus de neige qu’ailleurs.
Des réparations temporaires ont été réalisées. Des filets ressemblant à ceux utilisés pour limiter une piste de ski ont été posés là où le grillage est détruit.

Vendredi en fin d’après-midi, la porte-parole de Transports Québec, Louise Villeneuve, nous rappelait. Avant de commenter la situation, elle devait faire des vérifications.
La barrière à grande faune n’a pas éliminé 100 % des collisions avec les orignaux. Comme elle s’étend entre les kilomètres 437 et 430, les cervidés traversent la route ailleurs. La semaine passée, un camion-remorque a frappé deux cervidés au km 444.
Des photographies prises la semaine dernière montrent clairement que des réparations s'imposent. Les principaux bris sont survenus côtés nord, dans les derniers kilomètres de la structure.




