Menu

« Le plus grand jour de ma carrière »

La confirmation du premier ministre Justin Trudeau que l’hôtel qu’il dirige accueillera les chefs et délégations des 7 pays les plus industrialisés au monde emballe le patron du plus grand hôtel de Charlevoix. « Il y a 400 millions d’années, une météorite façonnait Charlevoix. Ce G7 en est une autre. Elle tombe sur la région remplie de promesses, de positivisme et de marketing », image-t-il.

« La parade va durer quelques jours. Il faut que les forces vives et moins vives du milieu se prennent en main pour qu’il y ait un lendemain au G7. Ce n’est pas un feu d’artifice ou un feu de paille. Il faut qu’il reste des choses pour qu’on connecte avec le reste du monde. L’opportunité qu’on rêvait d’avoir on nous la donne. C’est à nous maintenant de prendre le ballon et de courir avec », enchaine Jean-Jacques Etcheberrigaray.

Le professionnel de l’hôtellerie est encore bien loin d’avoir reçu les consignes concernant ses prestigieux invités.  De toute façon, ce n’est pas dans ses habitudes de parler de ses clients. Si Donald Trump ne mange pas de salade ou qu’Emmanuel Macron craque pour le 1608 de Laiterie Charlevoix ce n’est pas Jean-Jacques Etcheberrigaray qui vendra la mèche.

« Ça demeure un défi très emballant pour toute l’équipe, mais nous n’aurons aucun droit à l’erreur. Nous ferons ce qu’il faut pour rendre un service impeccable. Je dis que nous avons la meilleure équipe et on va le prouver. Mes 500 collègues vont vivre ça aussi. C’est très bien sur un CV », ajoute le directeur général du Fairmont le Manoir Richelieu.

L’annonce du G7 coïncide presque avec celle du départ du chef Patrick Turcot. L’offre d’emploi est soudainement encore plus intéressante. « Les vrais joueurs (chefs) vont tenter leur chance », croit-il.

« L’après G7 »

Le directeur général du Fairmont Le Manoir Richelieu

 

Au-delà des retombées pour son hôtel qui doit « être parfait » pendant l’ensemble du sommet, le directeur général du Fairmont le Manoir Richelieu soutient que Charlevoix doit capitaliser sur cette « opportunité en or ».

« Nous devons dès maintenant commencer à travailler sur ‘’l’après G7’’. C’est une chance inouïe. C’est inespéré ce qui arrive. Le G7 vient changer nos idées et la manière dont on doit réfléchir. Les placements marketing doivent aussi être repensés. Nous sommes dans la cour des grands. On dit souvent que nous avons un produit de calibre international, mais on ne connecte pas avec le reste du monde. Là, on change de modèle d’affaires. Il faut se repositionner vite », termine Jean-Jacques Etcheberrigaray.