Les pluies causent des dommages évalués à plus de 300 000$
(6h00) Vendredi, c'était au tour de la municipalité de Saint-Urbain d’essuyer des pluies diluviennes. 15 sous-sols ont été inondés et au moins deux routes endommagées. La mairesse Claudette Simard évalue sommairement les dommages à entre 300 000 et 400 000 $.

Deux orages, à une heure d’intervalle, auraient déversé entre 50 et 60 millimètres de pluie. Une partie d’une montagne s’est décrochée. Quelques tonnes de roc et de sable recouvrent une partie du chemin Cap-Martin. Fort heureusement, l’éboulis s’est produit dans une section où il n’y a pas d’habitation et peu fréquentée. Le chemin de la Pointe a été miné des deux côtés. Cette route est empruntée par les propriétaires d’au moins 25 chalets. «Des travaux d’urgence ont été réalisés samedi », a confié la mairesse Simard.

Vendredi en fin d’après-midi, en plein cœur du village, un «lac » s’était formé près à l’angle de la route 381 et la rue Champlain. «La côte doit être refaite en 2011. Actuellement, il n’y a pas d’égout pluvial. Inutile de préciser que l’eau coule jusqu’en bas », rappelle Claudette Simard.

« Certains propriétaires étaient en colère. Pour des personnes âgées vivant seules se retrouver la maison inondée, ce n’est pas évident. On a fait ce qu’on pouvait pour les sécuriser et rétablir les choses. Tous les employés ont travaillé fort », a résumé la première citoyenne de l’endroit.

Lundi matin, les autorités de la municipalité vont communiquer avec le ministère de la Sécurité publique pour obtenir de l’aide financière. « Nous recevrons aussi les contribuables qui auront des plaintes ou des réclamations à faire », précise la mairesse.

Il a aussi venté vendredi sur Saint-Urbain.
La mairesse a une fois de plus déploré l’absence de couverture cellulaire. «La technologie sans-fil en urgence, c’est très pratique. Nous sommes encore démunis ».

