Un appui indéfectible
(15h54) Les travailleurs de l’usine d’AbitibiBowater de Beaupré, qui montent la garde depuis lundi devant les installations de la papetière, ont reçu un appui des hautes instances de leur syndicat.
Les membres du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) peuvent compter sur l'appui indéfectible du président Dave Coles et du secrétaire-trésorier Gaétan Ménard pour la vigile qu'ils tiennent devant l'usine d'AbitibiBowater, à Beaupré.
Le syndicat veut s’assurer qu'aucune pièce d'équipements ne sortira de l'usine tant que la compagnie ne règlera pas le différend au sujet des indemnités de départ. Si elle confirme que cette fermeture est définitive, elle devrait rembourser les 12 millions $ en indemnités de départ, tel que prévu dans la convention collective.
« Les travailleurs sont victimes d'un système juridique qui les relègue en dernier lorsqu'il s'agit d'être remboursé en vertu des lois sur les faillites", affirme Dave Coles. « C'est tout à fait injuste» écrit-il dans un communiqué.
« Nous n'en serions pas là si le Premier ministre Harper avait aidé le secteur forestier», ajoute Gaétan Ménard. « Les usines de pâtes et papiers et les scieries ne cessent de fermer et le gouvernement conservateur refuse toujours d'agir», a dit le syndicaliste dans ce communiqué.
La ministre Josée Verner avait promis de tenir un forum régional en juin dernier pour aider l'industrie forestière. Le SCEP dit attendre encore une invitation.
Le SCEP représente 4 000 travailleurs et 8 000 retraités chez AbitibiBowater et plus de 60 000 personnes travaillant dans l'industrie forestière

