Menu

1er mai 2023 : trois ans plus tard, les difficultés demeurent pour des propriétaires

Écrit par Emma Jaquet Date : 1 mai. (5H00)
À la une Baie-Saint-Paul Environnement
Trois ans après les inondations du 1er mai 2023 à Baie-Saint-Paul, les divers comités citoyens continuent de se mobiliser pour changer les choses. Toutefois, des questions demeurent encore sans réponses.

Éric Fortin, responsable du Comité Quatre – Sécurité et protection à long terme, constate que les compagnies d’assurance et les institutions bancaires sont encore à ce jour frileuses à l’idée de couvrir un propriétaire d’une maison en zone inondable. Il l’a constaté par lui-même alors qu’il a procédé à l’achat d’une maison en zone inondable. Une seule compagnie d’assurance a accepté de le soutenir.

Une de ses voisines s’est quant à elle vu retirer des clauses dans son contrat d’assurance.

« La seule [institution] qui n’est pas assujettie au gouvernement fédéral, ce sont les Caisses populaires. Elles ont déjà changé leur politique. Si la maison est en zone inondable, elle ne passe pas d’argent, à moins d’avoir minimum 35 % de la mise de fonds et que la maison soit immunisée », déplore le citoyen.

Les nouvelles cartes des zones inondables inquiètent

Autre sujet d’inquiétude : les nouvelles cartes des zones inondables. Depuis le 1er mars dernier, le nouveau cadre réglementaire sur les milieux hydriques et les ouvrages de protection contre les inondations (OPI) est entré en vigueur. Toutefois, les nouvelles cartes des zones inondables ne sont pas encore connues. « Il y a beaucoup de questionnements », soutient Éric Fortin :

« La maison chez ma mère, qui a été immunisée, qui a été élevée, même là encore pour le gouvernement, avec le nouveau projet de règlement, ce n’est pas encore reconnu », déplore Éric Fortin. Il affirme également que les propriétaires devront débourser des frais pour certifier que leur maison est immunisée selon les critères de conformité.

Le citoyen soutient que la Ville de Baie-Saint-Paul a quand même une longueur d’avance par rapport à d’autres municipalités à travers le Québec. Selon lui, les travaux d’enrochement effectués sur le mur de la rue Ménard aideront à protéger le centre-ville.

Reste que le sentiment de sécurité chez les citoyens est moins présent qu’avant. « Il annonce beaucoup de pluie, avec la fonte des neiges, quand je suis passé sur le pont, j’ai regardé la rivière », explique Éric Fortin. « Les gens sont plus nerveux ».

Quant aux terrains vacants, notamment dans le quartier Saint-Joseph, la ville serait toujours en attente de réponses, nous dit l’intervenant. Ce dernier avance que « le canal [de discussion avec la ville] est ouvert ».

Photo : archives