9e féminicide présumé : « on l’échappe », estime Isabelle Caron de La Montée
Date : 17 avr. (15H28)
« C’est tellement long changer les choses. C’est ce qui me met en colère. Je me sens un petit peu impuissante là-dedans », soutient Mme Caron ajoutant que les signes « prédicteurs du passage à l’acte » dans un contexte de violence conjugale sont connus.
« Si les partenaires ne sont pas tous formés à bien détecter la présence de violence conjugale, de contrôle coercitif, on va l’échapper. La situation actuelle est criante, on l’échappe vraiment », ajoute Isabelle Caron qui déplore par le fait même le financement par projet pour les organismes communautaires.
« C’est long, mais en attendant on va agir au mieux en prévention des victimes. Il faut être alerte. Il faut voir les signes. Il faut croire les victimes », martèle-t-elle.
La directrice de La Montée estime que la pression est souvent mise sur les épaules des victimes.
Le gouvernement fédéral travaille à adopter une loi qui reconnaîtrait le contrôle coercitif. Au Québec, le gouvernement se penche sur une loi qui permettrait de divulguer les antécédents de violence conjugale d’un partenaire.
Isabelle Caron a également réagi à la fermeture du dossier d’Éric Levasseur, reconnu coupable du meurtre au second degré de sa conjointe Carolyne Labonté. L’accusé s’est finalement désisté de sa demande de faire appel. « Je ressens un grand soulagement pour les familles », a commenté Mme Caron. Elle rappelle que les familles n’ont pas à porter la responsabilité de la situation. « La violence conjugale st un problème social. C’est davantage au système qu’on doit prévenir et porter tout ça. Offrir du soutien aux familles. Malheureusement, elles sont souvent laissées de côté », conclut-elle.
La maison La Montée offre des services gratuits en accompagnement et en hébergement en tout temps de façon anonyme et confidentielle. Il est possible de téléphoner ou de clavarder. Il est possible de joindre l’équipe au 418-665-4694.
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