Aire protégée de 1 900 km² : un vaste projet du gouvernement envisagé pour les caribous de Charlevoix
Date : 31 juil. (9H22)
Depuis le printemps, les MRC, le groupe des Premières Nations et le gouvernement sont en consultation afin de faire progresser ce projet.
Parmi les territoires visés se trouvent le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, le parc national des Grands-Jardins, le parc national de la Jacques-Cartier ainsi que le projet d’aire protégée du Lac-à-Moïse, dirigé par la Nation wendat, selon Radio-Canada.
À l’intérieur de ces territoires se trouvent également des terrains appartenant à la Pourvoirie du lac Moreau et à la Zec des Martres. Dans ses demandes, la MRC de Charlevoix souhaite que ces territoires soient exclus de cette mise en réserve.
De plus, les maires des municipalités concernées réclament des consultations additionnelles avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Ils demandent également un plan clair précisant les modalités ainsi que le calendrier de mise en œuvre de ce projet pilote.
Le plan présenté par le gouvernement demeure toutefois vague et aucune date n’a encore été annoncée quant à l’instauration de ce projet pilote visant la création d’une aire protégée. Corentin Andrie, de la Pourvoirie du lac Moreau, explique que le gouvernement du Québec a approché l’organisation afin de discuter des modalités qui seraient mises en place si le projet voyait le jour.
Il confirme que les règles qui seraient resserrées concerneraient principalement la construction de nouvelles installations et que le projet ne nuirait aucunement aux activités de la pourvoirie, notamment la chasse et la pêche :
Rappelons que le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs a capturé 16 caribous de Charlevoix en 2022 afin de les protéger d’une possible extinction.
Depuis, ils se sont reproduits et leur nombre atteint maintenant 48 individus. Depuis quatre ans, ils sont toutefois confinés dans un enclos d’à peine 0,02 km². Les relâcher dans la nature demeure actuellement trop risqué.
Le gouvernement avait promis de restaurer des habitats capables d’assurer la survie et la pérennité de cette espèce en voie de disparition.
Selon le quotidien Le Devoir, plus de 90 % des habitats du caribou dans Charlevoix et en Gaspésie sont perturbés. Or, pour envisager un retour sécuritaire des animaux en milieu naturel, le taux de perturbation devrait être inférieur à 35 %.
Avant de retrouver des environnements forestiers suffisamment propices à la survie des hardes de caribous, il faudra probablement attendre plusieurs décennies.
« Même avec un taux de perturbation de 35 %, la probabilité d’autosuffisance d’une population de caribous de Charlevoix n’est que de 60 %. À un taux de perturbation de 20 %, les chances de survie augmentent à 80 % », indique Environnement Canada.

