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Après avoir tout perdu, des sinistrés ont déjà trouvé un nouveau chez soi

Écrit par Louis-André Jalbert Date : 19 juin. (12H26)
À la une Baie-Saint-Paul
C’est un vrai parcours du combattant que doivent traverser les sinistrés de Baie-Saint-Paul et de Saint-Urbain depuis les inondations du 1er mai dernier.

Coincées dans la lourdeur des processus administratifs, plus d’une centaine de personnes ont dû se débrouiller pour se reloger temporairement, même que certains n’ont toujours rien trouvé près de deux mois depuis la catastrophe.

Par contre, d’autres commencent déjà à voir la lumière au bout du tunnel. C’est le cas de Luc Van Steene et de sa conjointe, qui ont été dans la première vague de citoyen à pouvoir tourner la page.

La conclusion n’était évidemment pas celle espérée ; essuyant des dommages au-delà de 162 500 $, ils optent pour l’aide gouvernementale, qui équivaut à la moitié de la valeur de reconstruction de la propriété, et démolir leur résidence patrimoniale du 36, rue Saint-Joseph. Une décision déchirante, mais logique, le gouvernement ayant confirmé ne pas offrir d’aide supplémentaire en cas de second sinistre :

Le couple a choisi de prendre son courage à deux mains et d’être proactif pour améliorer son sort. Un mix de travail, de détermination et de chance a fait en sorte qu’ils étaient les premiers à voir leur résidence évaluée, à recevoir leur certificat de dommage et à le remettre à la Ville, à recevoir un premier versement d’indemnisation du gouvernement.

Grâce à une manœuvre avec la Caisse Desjardins du Fleuve et des Montagnes, ils ont été en mesure de magasiner une nouvelle maison, toujours à Baie-Saint-Paul. Un grand soulagement qu’il souhaite à tous ceux qui ont vécu la même situation. Il invite d’ailleurs les personnes en difficulté à poser des questions et à ne pas baisser les bras, la seule façon de pouvoir passer au travers, selon M. Van Steene :

Avec un sourire au visage, Luc Van Steene confirme même s’être pointé à l’improviste à l’hôtel de ville pour parler au directeur général, Gilles Gagnon, ou au maire Michael Pilote, tout cela pour faire avancer son dossier.

Même s’il avoue avoir été insistant à certains moments, il dit que la Ville de Baie-Saint-Paul a toujours collaboré tout au long des démarches. « Notre maire et l’équipe ont fait un méchant beau travail. Nous sommes chanceux de ne pas être à saint clin-clin », s’amusait-il à répéter en entrevue.