« Arrêter de me prendre en otage » : Johanne Robin du Gîte au Clocheton demande à la Ville de lui donner son permis de démolition
Date : 19 oct. (5H01)
Johanne Robin clame avoir tous les documents en main pour autoriser la démolition depuis le 28 août dernier, mais que la Ville refuse de lui octroyer son permis afin de trouver une solution et pouvoir conserver le bâtiment. L’enjeu est que Mme Robin ne peut avoir accès à son allocation de départ du ministère de la Sécurité publique tant que la résidence n’est pas détruite, une somme de centaines de milliers de dollars.
Une des idées suggérées par la Ville était de convaincre le ministère d’avancer l’aide à Mme Robin, ce qui n’a pas abouti, affirme-t-elle. Une seconde aura été de trouver un candidat sérieux pour acheter la demeure. Johanne Robin indique qu’un seul potentiel acquéreur s’est manifesté, lui proposant 1$. Pour elle, la situation devient tout simplement invivable :
Une troisième option aurait maintenant fait surface, soit celle d’évaluer la possibilité de surélever la maison, un mandat de quelques milliers de dollars à la firme Héneault et Gosselin inc. que la Ville aurait promis de payer. La principale intéressée a refusé de se présenter au gîte pour l’évaluation, mercredi, estimant que les citoyens « en avaient déjà assez à payer présentement » :
Johanne Robin dénonce du même souffle le double standard qu’elle observe depuis le sinistre auprès des maisons jugées patrimoniales. À titre d’exemple, elle nomme son voisin Luc Van Steene et sa conjointe, avec qui le FM Charlevoix s’est entretenu après qu’ils aient reçu leur permis de démolition, un premier octroyé par la Ville :
Elle déplore aussi n’avoir jamais eu de subvention de la Ville en plus de 24 ans pour quelconques travaux. « J’ai respecté à la lettre, en 24 ans, la Ville avec son PIIA. J’ai payé 4 fois le prix pour réparer. (…) Je l’ai tellement bien rénové cette maison-là que, au niveau du patrimoine bâti du recensement de la MRC, je suis classée supérieure », raconte-t-elle. « Actuellement, elle n’a plus de qualité supérieure. Elle se dégrade, elle est en train de tomber, et la Ville, je ne sais pas ce qu’ils font, mais ils ont décidé tout à coup que j’avais une maison qui les intéressait, mais ils ne veulent pas l’acheter ».
Pour elle, sa demande ne pourrait pas être plus claire : « arrêter de me prendre en otage et de me délivrer mon permis ». « Je suis découragée, très découragée, et je n’ai plus aucune, aucune, aucune confiance en la Ville de Baie-Saint-Paul. », a-t-elle conclu.
